Parcours

Visitez le MAMAC et découvrez sur deux étages et près de 2.500 mètres carré, une sélection de plus de 200 œuvres de la collection.
Tous les ans le MAMAC renouvelle en profondeur le parcours du dernier étage et propose de nouvelles expériences de ses salles phare dédiées à Niki de Saint Phalle, Yves Klein et au POP international.
La collection est en mouvement pour le plaisir de la découverte et des nouveaux dialogues.

Parcours des collections : Rébecca François, Hélène Guenin, Julia Lamboley, Steve Simon

Jeu de mots – Jeu d’écriture

Salle 7

Œuvre emblématique du MAMAC, La Cambra ou « musée de Ben » rend compte de la place de l’écriture dans l’œuvre de Ben Vautier, artiste incontournable de la scène artistique niçoise. Sa calligraphie souple, lâchée, presque enfantine, restitue le vent de liberté et l’art d’attitude initiés dès la fin des années 1950. Autour de cette œuvre monumentale, se déploie des jeux de mots, d’écriture et de langage. Sur des murs, des tableaux ou des feuilles de papier, s’inventent des graphies et des alphabets, se dessinent des anagrammes, des tags et des mots croisés. S’épanouissant dans un univers poétique et ludique, les mots révèlent leur polysémie ; leurs graphismes se forment et se débrident. Cet accrochage réunit des œuvres de la collection ainsi que des prêts et des interventions d’artistes de différentes générations en lien avec l’histoire du musée. Plusieurs œuvres ont été activées par le biais d’un protocole précis défini par les artistes. Le rapport entre le mur et l’écriture est mis en avant. Toutes engagent le corps du spectateur, lecteur, énonciateur, voire acteur. Certaines œuvres sont de l’ordre de l’infra-mince et sollicite l’attention du visiteur, d’autres l’interpellent, le prennent à parti, font appel à son imagination. La question centrale du déchiffrement fait écho à celle de la compréhension de l’œuvre et à ses clés de lecture. Si les mots en appellent à l’univers de la poésie et de l’enfance, ils engagent un rapport au monde, éminemment politique sur la place de l’artiste dans notre société.

Accrochage réalisé à partir des collections du MAMAC avec la précieuse collaboration des artistes : Ben, Jean Dupuy, Jean-Baptiste Ganne, Arnaud Labelle-Rojoux, Stéphanie Marin, Tania Mouraud, Emmanuel Régent ; des galeries : Peter Freeman (Paris), Lovenbruck (Paris), Eva Vautier (Nice) Ainsi que Marianne Staffeldt-Filliou. Et d’autres prêteurs qui préfèrent garder l’anonymat.

2020 Nouvel accrochage de la collection
2020 Nouvel accrochage de la collection
2020 Nouvel accrochage de la collection Jean Baptiste Ganne
2020 Nouvel accrochage de la collection Jean Baptiste Ganne
2020 Nouvel accrochage de la collection Jean Dupuy
2020 Nouvel accrochage de la collection Jean Dupuy

Nouveau Réalisme – Pop Art

Salle 8

 A l’occasion de ses 30 ans, le MAMAC déploie largement en salles 4 et 8 des pièces phares de ce mouvement international emblématique de ses collections.

La révolution des années 1960
Le Pop Art américain naît dans le sillage d’un premier Pop Anglais qui se cristallise à Londres en 1956 lors d’une exposition devenue emblématique : This is tomorrow, organisée à la Whitechapel Gallery.
Sans communication explicite avec le Pop Art anglais, le Pop Art américain désigne une tendance née d’initiatives individuelles. S’il n’est pas un mouvement structuré au sens d’un groupe qui organise des manifestations collectives, il a néanmoins une cohérence.
Globalement issu du travail de Robert Rauschenberg et surtout de Jasper Johns, il se caractérise par un intérêt pour les objets ordinaires, l’ironie, ainsi que par la confiance en la puissance visuelle des images. Le foyer du Pop Art américain est principalement localisé à New York, où exposent tout d’abord des artistes comme Claes Oldenburg et Jim Dine, Roy Lichtenstein, Andy Warhol, puis James Rosenquist, George Segal, et Tom Wesselmann.

Les artistes Pop évoluent dans un monde d’après-guerre où règnent produits manufacturés, sollicitations permanentes à s’entourer d’objets désirables et rêves aseptisés d’un foyer moderne. Ils citent directement la société de consommation, s’approprient les images de la publicité, du cinéma, de la bande dessinée et de la télévision, détournent leurs représentations lisses et leurs couleurs vibrantes.

À la même époque la réalité quotidienne va également inspirer les artistes européens.
Outre Atlantique, en réaction contre l’abstraction alors prédominante et en passe de devenir académique, Pierre Restany fonde en 1960 le Nouveau Réalisme avec un groupe d’artistes amis : Arman, Dufrêne, Hains, Klein, Raysse, Spoerri, Tinguely et Villeglé auxquels se joindront en 1961 et 1962 : Niki de Saint Phalle, Rotella, César, Deschamps et Christo.
Le mouvement déploie une stratégie subversive d’appropriation de l’univers urbain, technologique et industriel. Comme les artistes du Pop Art, ils s’emparent du banal, des signes et travers de la société de consommation. Ils en traduisent les excès par des techniques d’expression quantitative ou par l’utilisation d’objets de rebuts issus de l’environnement quotidien.

Robert Rauschenberg, Jackpot Derby (Spread), Collection Lilja Art Fund Foundation, en dépôt au MAMAC, © Adagp, Paris, 2020 Mimmo Rotella, La capsule, 1972, Collection MAMAC, © Adagp, Paris, 2020 Arman, La tulipe, 2001, Collection particulière, en dépôt au MAMAC, © Adagp, Paris, 2020. Photo : François Fernandez
Robert Rauschenberg, Jackpot Derby (Spread), Collection Lilja Art Fund Foundation, en dépôt au MAMAC, © Adagp, Paris, 2020 Mimmo Rotella, La capsule, 1972, Collection MAMAC, © Adagp, Paris, 2020 Arman, La tulipe, 2001, Collection particulière, en dépôt au MAMAC, © Adagp, Paris, 2020. Photo : François Fernandez
Andy Warhol, Diamond Dust Shoes, 1980, Collection Guichard, en dépôt au MAMAC, © The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / Licensed by ADAGP, Paris 2020 Christo, Store Front, 1964, Collection Lilja Art Fund Foundation, en dépôt au MAMAC, © Christo. Photo : François Fernandez
Andy Warhol, Diamond Dust Shoes, 1980, Collection Guichard, en dépôt au MAMAC, © The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / Licensed by ADAGP, Paris 2020 Christo, Store Front, 1964, Collection Lilja Art Fund Foundation, en dépôt au MAMAC, © Christo. Photo : François Fernandez

Albert Chubac

Salle 9

Albert Chubac est né en 1925 à Genève.
A la suite d’études aux Arts Décoratifs et aux Beaux-Arts de Genève, son oeuvre est marquée d’étapes déterminantes : l’intérêt porté à Klee, Kandinsky, Miró, Matisse, Picasso, la rencontre avec Nicolas de Staël en 1950; des voyages en Italie, en Espagne, en Grèce, en Egypte et en Algérie.
Dès les premières peintures, proches de l’abstraction, il utilise un registre de couleurs primaires, en aplats. Il applique ensuite cette technique aux sculptures de bois  » modifiables « , dont le principe permet aux spectateurs d’intervertir les éléments. Puis il explore dans une nouvelle période les ressources lumineuses du plexiglas coloré.

Lors d’un séjour sur la Côte d’Azur en 1955 il rencontre Martial Raysse puis Claude Gilli, avec lesquels il expose à Nice dès 1957 à la Galerie Longchamp, puis en 1958 au  » Laboratoire 32 « , première galerie de Ben.
Vers 1960 Albert Chubac s’installe définitivement à Aspremont dans les Alpes-Maritimes dans une maison, à l’allure d’un cabanon très spartiate. En 1977 Albert Chubac participe à l’exposition « A propos de Nice » organisée au Centre Georges Pompidou à Paris, l’artiste y tient une place singulière dans cette première « Ecole de Nice » aux côtés de Malaval, Klein, Raysse, Arman, Gilli, Ben…
Chubac délaisse ensuite les influences classiques pour se préoccuper de l’objet et réalise des assemblages, des sculptures en fil de fer… Découvrant chez les boutiquiers du vieux-Nice, des bâtonnets de bois et pigments de couleur. Son oeuvre trouve alors son expression définitive dans un esprit à mi chemin entre le constructivisme et l’abstraction géométrique emprunt d’un esprit ludique et poétique.

En 2004 Albert Chubac fait don d’une centaine d’œuvres à la Ville de Nice pour le musée d’Art moderne et d’Art contemporain. Le Mamac a présenté cette donation en 2004, devenant ainsi le pôle de référence pour l’œuvre de l’artiste en France.
Albert Chubac décède à Tourrette-Levens en 2008.

Salle Albert Chubac, donation de l'artiste en 2004, MAMAC, Nice, © Adagp, Paris, 2020. Photo : François Fernandez
Salle Albert Chubac, donation de l’artiste en 2004, MAMAC, Nice, © Adagp, Paris, 2020. Photo : François Fernandez
Salle Albert Chubac, donation de l'artiste en 2004, MAMAC, Nice, © Adagp, Paris, 2020. Photo : François Fernandez
Salle Albert Chubac, donation de l’artiste en 2004, MAMAC, Nice, © Adagp, Paris, 2020. Photo : François Fernandez
Salle Albert Chubac, donation de l'artiste en 2004, MAMAC, Nice, © Adagp, Paris, 2020. Photo : François Fernandez
Salle Albert Chubac, donation de l’artiste en 2004, MAMAC, Nice, © Adagp, Paris, 2020. Photo : François Fernandez
Salle Albert Chubac, donation de l'artiste en 2004, MAMAC, Nice, © Adagp, Paris, 2020. Photo : François Fernandez
Salle Albert Chubac, donation de l’artiste en 2004, MAMAC, Nice, © Adagp, Paris, 2020. Photo : François Fernandez
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