Alexander Calder, Stabile-mobile, 1970, 1 tripode et 3 disques en métal peint, collection MAMAC, Nice, © 2022 Calder Foundation, New York / ADAGP, Paris
Cette œuvre abstraite monumentale en acier de 8 mètres de haut et plus de 7 mètres d’envergure est constituée de deux parties distinctes : le stabile (structure fixe) et le mobile (élément mouvant). La partie stabile est composée de trois grands éléments noirs fixés par des boulons. Posée en équilibre sur la pointe de la structure, la partie mobile est constituée d’un grand balancier d’acier sur lequel sont accrochés des disques bleu, jaune et rouge.
« Je voudrais faire des Mondrian qui bougent », affirmait Alexander Calder dès 1930.
L’œuvre est installée sur le parvis depuis l’inauguration du MAMAC en 1990.
Pendant la durée des travaux de requalification de la promenade du paillon, l’œuvre est présentée sur le parvis nord du Musée Matisse de Nice (devant l’ancienne entrée de la villa des Arènes).
Stabile-mobile trouvera sur ce parvis un contexte particulièrement pertinent : l’œuvre d’Alexander Calder n’est pas sans rapport avec celle d’Henri Matisse, notamment les gouaches découpées qui fonctionnent également sur un vocabulaire de formes simples et colorées. Tout à la fois libres et dynamiques, celles-ci contribuent à animer l’espace environnant. Lors de sa rencontre avec l’artiste à l’occasion de son exposition à Paris à la Galerie Louis Carré en 1946, Matisse lui dit, « vous êtes un magicien », affirmant là son admiration. Ainsi placée dans le jardin des Arènes de Cimiez, la magie de Calder sera un merveilleux avant-propos à l’entrée dans l’univers de Matisse.

