Yves Klein, Peinture de feu sans titre (F 55), 1961, Collection MAMAC, Nice, © Adagp, Paris, 2000
Inaugurée le jour anniversaire de sa naissance, le 28 avril, Yves Klein. « La vie, la vie elle-même qui est l’art absolu »* constitue la première rétrospective consacrée en France à l’artiste niçois depuis la grande exposition au Musée National d’Art Moderne-Centre Georges Pompidou en 1983. Le choix du MAMAC s’est tout naturellement imposé pour célébrer l’an 2000 par la présentation d’un artiste d’une dimension exceptionnelle, dont plusieurs œuvres font déjà partie du fonds permanent. Environ 250 œuvres et documents sont montrés sur 2000 m2 à Nice, avant d’être présentés au Centro per l’Arte Contemporanea Luigi Pecci de Prato en Italie.
L’exposition rassemble, à la manière d’un poème épique, indissolublement mêlés, œuvres, et témoignages. Cette unité est pour Yves Klein la marque même de l’artiste : les œuvres matérielles n’étant que les indices résiduels d’une entité irréductible.
Un ensemble de monochromes des années 50 permet de constater une approche de la couleur riche d’une symbolique puissante avant que son choix ne se porte sur le bleu.
Des Anthropométries et des Peintures de feu témoignent des gestes essentiels de l’artiste : la traduction sur le support au moyen de peinture et de pigments des “ états-moments ” de la chair et du feu.
Quelques-uns des modèles les plus connus de l’Histoire de l’art et des reliefs planétaires issus des cartes géographiques sont imprégnés et saturés de pigment pur, jusqu’à appropriation des formes.
A la suite des salles où l’accent est mis sur la saturation, Monochromes et Monogolds des années 60 et 61 ramènent à la méditation. Les Cosmogonies de 1961, états-moments de la nature, dont plusieurs ont été réalisées à l’embouchure du Loup, et le triptyque bleu-or-rose mettent un point d’orgue au cheminement d’Yves Klein vers un langage universel, celui de l’œuvre d’art immatérielle.
Des films d’archives sur Yves Klein, réalisés entre 1953 et 1962, sont présentés dans le parcours de l’exposition.
Ces films sont issus de documents 16mm et 35 mm, originaux ou considérés comme tels, reconstitués, réparés et sauvegardés en 16 mm durant l’année 1999.
L’exposition a été élaborée en collaboration avec Les Archives Yves Klein à Paris et le Centro per L’Arte Contemporanea Luigi Pecci de Prato où elle sera présentée du 23 septembre 2000 au 10 janvier 2001
* in « Discours prononcé à l’occasion de l’exposition Tinguely à Düsseldorf en janvier 1959 » publié dans : Klein, le dépassement de la problématique de l’art.- Montbliart, La Louvière, Belgique, 1959.
Autour de l’exposition
samedi 8 avril 2000
Conférence de Denys Riout. Les œuvres invisibles
Auditorium
vendredi 19 mai 2000 à 9h00
Colloque international spiritualité et matérialité dans l’œuvre d’Yves Klein
Auditorium
La deuxième partie du colloque se déroulera à Prato le 18 novembre 2000. Les actes du colloque seront édités dans le courant de 2001.
mardi 6 juin 2000
Création chorégraphie / théâtre / musicologie présentée par l’UFR Lettres de Nice
Nocturnes, jusqu’à 22 h
Allumage du Mur de Feu
Terrasse
vendredi 12 mai 2000
mercredi 21 juin 2000 (vernissage Raymond Hains à la Galerie contemporaine du musée)
vendredi 21 juillet 2000
vendredi 18 août 2000
La salle Yves Klein
Commissariat de l'exposition :
Gilbert Perlein, conservateur du musée, assisté de Michèle Brun, attachée de conservation
Commissaire général Jean-François Mozziconacci, directeur des musées de Nice
Commissariat de l’exposition à Prato : Bruno Corà, Directeur artistique du Centro per l’arte contemporanea Luigi Pecci, aidé de Stefano Pezzato, assistant du directeur