Ursula Biemann. Savoirs indigènes _ Fictions cosmologiques

En cours

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Vernissage de l'exposition le jeudi 27 août 2020 à 18h


Galerie contemporaine du MAMAC

Ursula Biemann & Paulo Tavares Forest Law, 2014

Ursula Biemann & Paulo Tavares : Forest Law, 2014 Installation vidéo avec double projection, son
© Ursula Biemann

Depuis plus de vingt ans, l’artiste et auteure Suisse Ursula Biemann, entremêle étroitement dans ses essais vidéo, les défis écologiques contemporains, l’extraction et la distribution inégale des ressources de la Terre et les flux migratoires, conséquences de la pression exercée sur l’environnement et tous les êtres vivants. Plus que jamais, l’actualité fait surgir la pertinence de cette vision complexe, entremêlant ces enjeux sociaux et environnementaux, cette voracité dans l’exploitation des ressources et les transformations irréversibles des sols et d’écosystèmes entiers.

Pour la première fois en France, cette exposition rassemble plusieurs œuvres vidéo de l’artiste avec une sélection focalisée sur les questions environnementales. Ursula Biemann nous emmène des plaines désormais bitumeuses du Nord du Canada, aux terres inondées du Bengladesh ; des luxuriantes forêts d’Equateur où des peuples indigènes luttent juridiquement pour préserver leur écosystème et leur cosmovision, aux interactions et drames invisibles qui se jouent au cœur des océans ou dans les territoires Sami, en Norvège. Très informée des recherches scientifiques en cours et des débats philosophiques et anthropologiques autour des enjeux écologiques, l’artiste instille dans son œuvre filmée des visions éco-féministes (alliance de conceptions féministes et écologiques pour contrer l’exploitation de la nature, la marchandisation du vivant et promouvoir des gestes de réparation). Elle fait écho à l’inclusion de représentations cosmologiques dans le droit, et introduit des perspectives non-humaines – soit l’intégration des modes de pensée des autres êtres vivants.

L’exposition montre également l’évolution de sa pratique depuis des essais vidéo donnant voix à d’autres géographies, jusqu’à des récits fictionnels, voire de science-fiction. Le territoire de l’imaginaire et l’invention de récits apparaissent comme de possibles voies aujourd’hui pour envisager de nouvelles relations au monde et une éthique des relations avec d’autres espèces. Loin de céder au catastrophisme ambiant, Ursula Biemann invite ainsi à réapprendre notre appartenance originelle à l’ordre naturel et à entendre la voix de peuples qui vivent dans des interactions riches et respectueuses avec le non-humain.

Le travail d’Ursula Biemann est montré régulièrement dans des expositions et biennales internationales (Liverpool, Sharjah, Shanghai, Thessalonique, São Paulo, Séville, Istanbul, Venise) ainsi que dans des festivals. Basée à Zurich, elle a reçu le Prix Meret Oppenheim – Swiss Grand Award for Art, distinction nationale dans le champ de l’art.

Commissariat de l'exposition :

Hélène Guenin, directrice du MAMAC
Cette exposition est organisée en partenariat avec le Centre culturel suisse, Paris
Elle s’inscrit dans le cadre des Parallèles du Sud de Manifesta 13 Marseille – Biennale européenne itinérante

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