Deuxième volet des collections : Les abstractions autour des années 1970-1980. (minimalistes, Supports-Surfaces et apparentés)

Passée

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Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain

Deuxième volet des collections : Les abstractions autour des années 1970-1980. (minimalistes, Supports-Surfaces et apparentés).

Deuxième volet des collections : Les abstractions autour des années 1970-1980. (minimalistes, Supports-Surfaces et apparentés).

La deuxième phase de présentation des collections concerne les mouvements d’abstraction tant aux États-Unis qu’en France à partir du début des années soixante. Un autre versant de l’art américain se développe en parallèle et en opposition au pop art, celui de l’abstraction de la dernière école de New York, ce que l’on dénomme Post-Painterly Abstraction, ou abstraction post-picturale.

L’art minimal a été durant les années soixante la tentative la plus extrême de réduction des moyens à partir d’une géométrie élémentaire. Sol LeWitt et Richard Serra le représentent dans la collection, à travers notamment la déclinaison des variations sur le thème du cube en aluminium laqué : Lehni, 1988-1990 de Sol LeWitt. Frank Stella, Kenneth Noland s’intègrent dans la définition du hard-edge, caractérisé par des plages de couleur uniforme d’une gamme souvent réduite, délimitées par un agencement géométrique organisé où la distinction entre le fond et la figure disparaît en faveur du all-over. D’autre part, ils construisent leur châssis en fonction des motifs de la surface peinte, pratiquant le shaped canvas, littéralement la toile découpée selon une forme affranchie du carré ou du rectangle. Morris Louis imprègne sa toile de coulées de peinture selon la technique du color field influencé par l’expressionnisme abstrait.

En France, c’est au milieu des années soixante qu’apparaissent de nouvelles interrogations sur le processus pictural et le statut de l’artiste dans la société. L’exposition du musée d’Art moderne de la Ville de Paris en octobre 1970 intitulée « Supports-Surfaces » donne la définition d’un groupe constitué de Marc Devade, Patrick Saytour, Vincent Bioulès, Daniel Dezeuze, Claude Viallat et André Valensi auxquels se joindront André-Pierre Arnal, Louis Cane, Noël Dolla, Toni Grand, Bernard Pagès et Jean-Pierre Pincemin. Les artistes interrogent les constituants matériels du tableau (toile, châssis, pigments…) ; de même, les oeuvres font intervenir des techniques picturales telles que le trempage, le pliage, l’empreinte, la couture, l’agrafage… Plus spécifiquement niçois, le Groupe 70, dans la proximité de Supports-Surfaces, réunit Max Charvolen, Martin Miguel, Serge Maccaferri, Vivien Isnard et Louis Chacallis.
 

Commissariat de l'exposition :

Pierre Chaigneau, conservateur du musée ; Gilbert Perlein, conservateur au musée

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