Djamel Tatah
227 juin - 11 octobre 2009

dans les vitrines du musée

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Djamel Tatah
27 juin - 11 octobre 2009

Galerie des Ponchettes
77, quai des
États-Unis – Nice – Tél : 04.93.62.31.24
Ouverte tous les jours (sauf le lundi) de 10h00 à 18h00 – Entrée Libre





Sans titre, 2009 (09001)
Huile et cire sur toile
Triptyque, 290 x 190 x 3 cm
© ADAGP Paris 2009 - Courtesy the artist and kamel mennour, Paris - Photo : Jean-Louis Losi

(08022)
Sans titre, 2008
Huile et cire sur toile, 205.5 x 173.5 cm
Collection Cité nationale de l’histoire et des cultures de l’immigration, CNHI, Paris
© ADAGP Paris 2009 - Courtesy the artist and kamel mennour, Paris – Photo Jean-Louis Losi
(08001)
Sans titre, 2008
Huile et cire sur toile, Diptyque 250 x 190 cm (x2)
Collection Bernard Massini, Nice
© ADAGP Paris 2009 - Courtesy the artist and kamel mennour, Paris – Photo Jean-Louis Losi

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vitrines du musée d'art contemporain


Le Musée d'Art moderne et d'Art contemporain ouvre les cimaises de la
Galerie des Ponchettes à Djamel Tatah. Né en 1959 à Saint-Chamond, près de Saint-Etienne où il étudie à l’Ecole des Beaux-Arts, Djamel Tatah pratique une peinture qui tente de mettre en commun une vision métaphorique du monde.

Pour l'occasion, l'artiste propose des œuvres récentes et inédites où l'on retrouve ses personnages grandeur nature, représentés de plain-pied ou lévitant dans des champs presque monochromes.
Deux séries de tableaux se font face. L’une représente la silhouette d’un même homme sur 12 toiles de format identique. Ce personnage au costume sombre, de face, à la chevelure brune, à la tête baissée et aux mains dans les poches, figure déjà dans des œuvres antérieures. Il est là, ne bouge pas. Toujours à la même place. Seule la gamme de couleurs varie pudiquement. Ce jeune homme est sans doute un hittiste, nom dérivé du mot "Hit" qui signifie "le mur" en algérien. Les hittistes s’adossent aux murs des édifices qui donnent sur les rues passantes, ils n’ont pas d’autres espaces que la rue, ils n’ont pas d’autres activités que l’attente.
La seconde série décline, sur 3 triptyques, des personnages aux vêtements froissés et aux plis cassés sur différentes parties de la toile. Les figures semblent tomber de manière perpétuelle dans un environnement indéfini presque blanc. Ici la variation vient de l’emplacement des corps qui annihile tout repère spatio-temporel et renforce la thématique de la chute.
Par-delà ces deux séries, des tableaux de plus petites dimensions créent une ponctuation dans l’espace d’exposition. La mise en tension entre les différents tableaux dessine une danse mêlant des sentiments passifs de solitude, de mélancolie et d’errance. Les œuvres habitent l’espace d’exposition et confronte le spectateur au tableau qui se trouve dans une situation de dialogue avec ces personnages à taille humaine.
Parallèlement, les Vitrines du Mamac accueillent deux peintures de l’artiste procédant de la citation. Le diptyque évoque Le Massacre des Innocents de Nicolas Poussin (1628-29) alors que la seconde toile fait référence au Torero mort d’Edouard Manet (1864-65). Ici l'expression de la Mort atteint son paroxysme dans la suspension de l’espace-temps et dans le mutisme le plus total.

Archaïques et modernes, les figures de Djamel Tatah représentent la manifestation d'une expérience métaphysique. Elles nous proposent une représentation abstraite de l'homme dans un monde où le temps serait suspendu.


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