Gestalt & Gangstagave
12 avril-18 mai 2014


Gestalt & Gangstagave, 2014


Vitrines du musée d'art contemporain


 


Vernissage le 11 avril 2014 à 19h

Une proposition d’Aurélien Cornut-Gentille, Mathilde Fages, Guillaume Gouerou, Paul Lebras, Vivien Roubaud, Ugo Schiavi avec Jean-Charles Michelet.

En 2013, invités en Géorgie dans le cadre d’une résidence, six jeunes artistes issus de la Villa Arson (école nationale supérieure d’art de Nice) décident de se regrouper en vue de former un collectif basé sur l’expérimentation et le travail à plusieurs mains en tenant compte des qualités et spécificités de chacun. À Garikula en Géorgie, ils extraient un arbre de son environnement naturel pour lui conférer un socle indépendant et ballant à l’image d’un culbuto. Sur une plateforme en béton, l’arbre est poussé et déplacé par le vent. De cette œuvre, ils tirent le nom de leur association : CULBUTO. Le jouet devient ici synonyme d’oscillation et de recherche. Leur démarche s’oriente vers le prélèvement et l'étude des phénomènes dans lesquels le temps devient l'expression d'une réalité potentielle.

Pour les vitrines du MAMAC, ils prélèvent du haut pays niçois un échantillon de paysage, de près de 7 mètres de long. Sur cette skyline ordinaire composée d’une végétation locale et d’une carcasse de voiture, ils projettent leur désir entropique. Cette coupe transversale, franche et radicale, est présentée dans un système de caisses qui sert à la fois de dispositif de transport et de conservation totalement modulable et autonome reconstruisant le paysage naturel en plan-séquence. Autoalimentée en eau et en électricité, l’installation prend l’allure d’un vestige qui serait maintenu en vie, conservé, analysé et exposé. Les lampes et le système d’arrosage participent également d’une atmosphère d’expérimentation, de conditionnement et d’acclimatation. Dans la vitrine latérale, le collectif invite Jean-Charles Michelet à présenter une réserve d’agaves americana abandonnées. Ces spécimens, éclairés par des lampes à sodium afin de favoriser leur croissance, ont subi des transformations. Sur leur peau malade sont tatoués des symboles éclectiques empruntés à l'iconographie du tatouage de gangster.

Remerciements : Thierry Baccialone et la direction adjointe de l’éclairage public et des réseaux concédés de la Métropole Nice Côte d’Azur - Bernard Pagès - La Station et ses résidents.

retour