Niki de St. Phalle
Grande Rétrospective
Du 16 mars au 27 octobre 2002


Ange (jaune), 1987, sérigraphie,
donation de l'artiste au Mamac,
© Niki de Saint Phalle - Adagp 2001

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sculptures monumentales
Quai des etats unis

Le caractère exceptionnel de la donation de cette artiste de réputation internationale, tient tout autant à la quantité qu'à la qualité des œuvres qui la composent : 170 pièces dont 63 peintures et sculptures, 18 gravures, 40 lithographies, 54 sérigraphies et de nombreux documents originaux. Soit une valeur totale estimée, à 101.768.125 de francs ou 15 514 450 60 Euros.

Le Musée d'Art moderne et d'Art contemporain de la Ville de Nice, devient ainsi en Europe, le second point de référence, et le premier en France, de la démarche artistique de Niki de Saint Phalle.

La rétrospective Niki de Saint Phalle, après celles qui ont été consacrées à Mimmo Rotella, Yves Klein, Ben et Arman, affirme la position du MAMAC en France, dans le mouvement du Nouveau Réalisme.
Historiquement, Nice est le berceau de ce mouvement : deux de ses principaux représentants, Yves Klein et Arman, y sont nés en 1928 ; et le premier festival du Nouveau Réalisme s’y est tenu, en juillet 1961 où Niki participe et réalise une action-tir. A l'invitation de Pierre Restany, elle rejoint le groupe des Nouveaux Réalistes.

Dès 1958, NIKI assemble divers matériaux dans le champ du tableau, composant sur fond de bois des univers d’objets hétéroclites poétiques et expressifs.
Une sélection de 24 œuvres de petites et moyennes dimensions de cette période a été choisie pour figurer cette phase de création : Sans titre ( Figures of Scorpions and Stag, bottom center), ca. 1956-1958 ; Pas fini, ca. 1959-1960 ; Paysage de la mort II, 1960 ; Sans titre (Ace of Spades), ca. 1960-1961 ; Sans titre (paire de ciseaux), ca. 1960-1961 ; Sans titre (Toy Pig), ca. 1960-1961 ; Sans titre (Rubber Bands), ca. 1960-1961 ; etc. Dart Portrait, ca. mars-avril 1961 est une déclinaison du Portrait of my Lover, 1961, prémonitoire des Tirs, et sur lequel les visiteurs du Salon Comparaisons à Paris, au printemps 1961 étaient conviés à lancer des fléchettes.

Plusieurs “tirs” historiques (Old Master, ca. 30 juin-12 juillet 1961 ; Tir au soulier, hiver 1961 ; Tir première séance – seconde séance, 26 février 1961 ; Tir à la raquette, ca 30 juin-12 juillet 1961 ; La cathédrale rouge, 1962 ; Drôle de mort ou Gambrinus, 9 février 1963…) etc. complètent et confortent la présence dans les collections du MAMAC du Tir, 1961, œuvre acquise en 1988 par la Ville de Nice, réalisée le 26 juin 1960 impasse Ronsin à Paris, à coups de carabine, par Niki et Jean Tinguely, et documentée par Harry Shunk et John Kender. L’autel OAS, 1962, a été présenté dans la rétrospective Niki de Saint Phalle au Centre Georges Pompidou. Plusieurs œuvres (Hommage to Nikita, printemps 1963 ; The Children, printemps 1963) sont des études pour le grand King Kong, “ tiré ” à Los Angeles, sur la plage de Malibu, et qui fait partie de la collection du Moderna Museet de Stockholm.

De sa période blanche, White Gremlin, ca. 1963-1964 et Cœur de vieille bigote, 1964 viennent confirmer les dépôts à long terme du Château noir et blanc, 1962, et de Sans titre, 1961, consentis par le FNAC au MAMAC.

Les œuvres de 1964 à 2000 au sein desquelles plusieurs Vénus, des Nanas, des animaux du bestiaire de Niki de Saint Phalle ; les sculptures habitables : le Rêve de l’oiseau, Big Clarisse et la Sorcière, les installations de personnages (La toilette, 1978 ; Vache et homme assis lisant son journal, 1974) des maquettes de Totems, les Musiciens de jazz ou les Sportifs, complèteront de manière exhaustive l’approche de la démarche d’une artiste représentative de l’Art de la deuxième moitié du XX ème siècle.

Cette rétrospective présente donc l’intégralité de la donation. Ces 170 œuvres illustrent l’ensemble de la démarche artistique de l’artiste.
Certaines de ces œuvres sont quasiment inconnues, ou ont été très peu exposées en France (les dernières expositions significatives ont eu lieu en 1980 au centre Georges Pompidou et en 1993 au musée d’Art moderne de Paris, puisqu’elles proviennent de la collection personnelle de l’artiste.

Commissaire général :
Monsieur Olivier Le Bihan, directeur des musées de Nice
Commissariat de l’exposition :
Gilbert Perlein, conservateur en chef du patrimoine, assisté de Michèle Brun, Sylvie Lecat, attachés de conservation.

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