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INTRA-MUROS
26 juin 2004 - 02 janvier 2005
DOSSIER DE PRESSE
| Giovanni Anselmo |

Grigi che si alleggeriscono verso oltremare, 1982-1996
pierre, câble acier, outremer
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Il vit et travaille à Turin.
Il est né en 1934 à Borgofranco dIvrea en Italie. Il ne suit pas denseignement artistique académique mais se met à la peinture à lhuile, spontanément, durant plusieurs années. A partir de 1967, il participe aux expositions des artistes de lArte Povera, dont il devient rapidement lun des chefs de file. Sa première exposition personnelle a lieu en 1968 à la galerie Sperone de Turin.
Depuis un lever de soleil au sommet du Stromboli le 16 août 1965, où il a installé, depuis, un atelier, Giovanni Anselmo sest engagé dans une réflexion permanente à propos de lordre des choses, des cycles de la nature, de la gravitation, des champs dénergie qui impulsent tout mouvement, du rapport existentiel entre lhomme et la nature au sein du cosmos. Il visualise lénergie dans des installations de matériaux placés en relations déquilibre et de forte tension entre des forces opposées : il tord une étoffe autour dun axe de bois dur jusquà ce que la tension soit à son comble : Torsione, 1968 ; il oriente, au sens littéral de se tourner vers lOrient, une boussole incluse dans une flèche de pierre massive : Direction, 1968. Dans les années 80, son travail est axé sur le concept de lOutremer. Toute son uvre est une métaphore sur léquilibre fragile de la vie et de lart. Ses matériaux de prédilection sont le granit, la corde, la boussole, lacrylique bleu outremer. |
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Instant Reply II (Red Brushstrokes), 2004
peinture acrylique
Caratsch de Pury & Luxembourg, Zurich
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Il vit et travaille à Genève.
Né en 1948 à Genève, John Armleder fait ses études à l Ecole des Beaux-Arts de la ville. En 1969, il fonde le groupe Ecart, proche de Fluxus. Sa première exposition personnelle a lieu en 1973.
Pendant les années soixante-dix, John Armleder propose des performances, des vidéos. Au début des années quatre-vingt, il sinscrit dans le mouvement de la post-modernité et revendique un engagement politique et social. Il utilise lobjet comme ready-made quil juxtapose avec les toiles abstraites. Il se réapproprie labstraction « parce que cest une donnée fondamentale de la peinture de ce siècle ». Il entreprend des peintures dameublement : des tabourets, des tables, des canapés voisinent avec des toiles géométriques, souvent monochromes. A partir de 1985, il remplace les meubles par des instruments de musique dans de grandes compositions.
Depuis 1990, il crée des séries plus « kitsch » autour de lameublement de jardins avec des roues fleuries. Ses dernières installations sont des peintures murales par lesquelles il envahit les murs des lieux dexposition de larges répétitions de motifs géométriques sur fonds colorés, selon la technique du all-over chère aux mouvements de lAbstraction américaine. Il collectionne et rassemble dans un archivage méthodique près de 500 propositions dans une sorte de catalogue raisonné. |
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Untitled, 2003
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Né en 1936 à New York, il vit et travaille à Teaneck, New Jersey, USA.
Il fait ses études artistiques au Hunter College, the City University de New York de 1956 à 1963. Sa première exposition personnelle a lieu en 1964. Dans les années soixante, il est un des principaux représentants de lart conceptuel.
Robert Barry veut montrer « des choses dont nous ne savons rien encore ». Il souligne dabord linvisible à laide dondes de fréquence électromagnétique, dultrasons et de gaz inerte. Ses premières uvres de peintre testent la délimitation de lespace : par exemple, Painting in four parts de 1967 dans laquelle quatre petites toiles forment les angles dun rectangle plus grand. Plusieurs uvres soulignent la notion despace invisible, imperceptible, dans lesquelles il relâche dans latmosphère dinfimes quantités de gaz. Puis, en 1970, il se constitue une « bibliothèque » avec les mots qui lui « adressent la parole » et organise des Pièces / Projections de diapositives. En 1977, il commence les séries sur les Ecritures sur le mur. Barry utilise des mots disposés en arborescence, selon le principe strict de la symétrie ou en rayons. Comme chez beaucoup dartistes conceptuels, le mot est linstrument le plus approprié pour intégrer le champ le plus large dinvestigation du réel. |
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| Jean-Charles Blais |
Sig. (Drunk), 2003, vidéo dvd
courtesy galerie Catherine Issert, Saint-Paul
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Né à Nantes en 1956. Il fait ses études aux Beaux-Arts de Rennes. En 1981, il participe à lexposition organisée par le critique aujourdhui décédé Bernard Lamarche-Vadel dans son appartement parisien « Finir en beauté ». Cette manifestation donne naissance au mouvement de la Figuration Libre. Première exposition personnelle en 1982. Il vit et travaille à Paris et à Vence.
Au début des années 80, Blais peint sur des matériaux trouvés, le plus souvent au dos daffiches récupérées dans la rue ou dans le métro. Ses tableaux généralement de taille imposante, sont peuplés de personnages, danimaux ou de végétaux (El Tiger de papel, 1982, collection Mamac Nice). Les couches superposées de papier se creusent de-ci de-là de trouées qui permettent dapercevoir dautres images. Des effilochages de la couche superficielle scandent la surface entière, allégeant visuellement la compacité de lensemble. Il inscrit parfois des citations dans des bulles mais très vite, il nesquisse plus que des personnages dont les silhouettes deviennent de plus en plus abstraites. Des corps vus de dos, des fragments danatomie, des visages en ombre noire. Au début des années 90, il entreprend une série de sculptures, bustes et têtes, quil veut en état d« apesanteur élastique ».
Actuellement, Blais poursuit sa réflexion sur le corps par le biais de limage numérique mise sur support DVD et projetée sur le mur (Série des Ellipses). Ces outils induisent une modification de relation du regardeur à lobjet dart. Les projections lumineuses sont la traduction immatérielle de la ligne idéelle sur un mur. Limage corporelle selon Blais devient de plus en plus abstraite grâce à la technologie actuelle.
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| Mel Bochner |
Measurements : Standards and Practices, 2004
acrylique sur toile, adhésif
courtesy Sonnabend Gallery, New York
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Il est né en 1940 à Pittsburgh (Penn.), USA. Il fait des études de peinture et de philosophie au Carnegie Institute of Technology de Pittsburgh. Sa première exposition personnelle a lieu en 1966. Artiste conceptuel, il vit et travaille à New York.
En 1966, Mel Bochner délaisse son précédent travail sur les uvres en trois dimensions pour se consacrer à la série des Photo-Pieces, photographies de perspective en noir et blanc (1966-1967). Il organise en 1966 lexposition « Dessins préparatoires et autres objets visibles sur papier à ne pas considérer nécessairement comme de lart », que lon a décrit comme la première exposition conceptuelle. Il dessine directement sur le mur ou sur le sol avec des pigments et de la craie (1968-1970). Il procède à des mesures (Measurements Series), visant à mesurer un espace réel et à appliquer ensuite ces mesures sous forme de marquage sur le lieu même ; le fait dexposer ces mesures permet de relever dans le contexte artistique ce qui avait tendance à être oublié, à aller de soi : le mur comme simple support, neutre et interchangeable, contre lequel une uvre est habituellement apposée dans lespace du musée. Prenant la place du tableau, le mur devient une surface à contempler, qui nest plus lespace illusionniste de la peinture traditionnelle, qui ne suggère pas non plus lidée dun ailleurs par le truchement dun dessin ou de la couleur à lintérieur dun cadre, mais au contraire affiche ses propres limites, sa structure mathématique sous-jacente. Dans les années soixante-dix, il présente des toiles découpées et traversées de lignes qui ponctuent lespace. En 1985, il réintroduit le volume dans ses peintures et revient aux questions de perspectives. Il se consacre à la représentation de lobjet à trois dimensions sur une surface plane et à lillusion de cette mise à plat. Les mesures servent à mettre en lumière une structure, une logique et des principes qui, bien quautrement camouflés, gouvernent rigoureusement notre environnement. |
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| Daniel Buren |
La couleur encadrée, 2004
peinture acrylique, adhésif
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Il est né en 1938 à Boulogne-Billancourt, France. Il vit et travaille à Paris. II est diplômé de lEcole Nationale Supérieure des Métiers dArt de Paris en 1960. Une période de maturation entre 1960 et 1965 constitue la gestation dun style abouti dès 1965 et quil poursuit encore aujourdhui. Au début des années 60, à Paris, tout ce qui a la vedette lui paraît absolument inintéressant : le Nouveau Réalisme, la Figuration Narrative et même ce qui reste de labstraction lyrique de lEcole de Paris. Il fait partie de ces artistes français qui sinscrivent dans une démarche de contestation fondamentale de luvre dart, tant au plan de la représentation quau plan de la matérialité même de luvre. En 1967, il est le co-fondateur du groupe BMPT (Buren-Mosset-Parmentier-Toroni) qui refuse la trace picturale comme message subjectif et illusion. Sa première exposition personnelle a lieu en 1968.
Il a défini en 1966 des caractères formels qui ne varieront plus : des bandes verticales de 8,7 centimètres de large en deux tons alternés, du blanc et une autre couleur. Désormais, il répète ses rayures sur tous les supports, tout en insistant sur le fait quil ne sagit en aucun cas de ready-made. Depuis 1967, il intervient in situ, dans la rue, dans le métro, sur les toits de Paris ( Les couleurs : sculptures, juin 1977), dans la cour du Palais-Royal à Paris (1985-86), sur la Place des Terreaux à Lyon (1995). Lorsquil investit un espace urbain, il force le spectateur à prêter attention non tant à ce quil regarde, mais à la façon dont il regarde, que ce soit à lintérieur dun bâtiment ou dans la ville.
Il a installé pour Lille 2004, une Ronde de nuit spectaculaire, ronde de lumière au mouvement perpétuel, soutenue par des mâts à 4m du sol, dans lIlôt Comtesse. |
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| Tony Cragg |
Menschnenmenge, 1984
objets divers en plastiques
BSI Art Collecion, Lugano
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Il est né à Liverpool, en Angleterre, en 1949. Son père était ingénieur électricien et travaillait dans lindustrie aéronautique. Après des études orientées vers les sciences, Cragg commence à travailler en 1966 comme technicien dans un laboratoire de recherche sur le caoutchouc naturel. Il y reste deux ans, durant lesquels il se découvre un intérêt pour lart. Il commence à dessiner et à observer les objets autour de lui. Il fait des études au Gloucester College of Art and Design de Cheltenham en 1968-69, tout en travaillant de nuit dans une usine de moteurs électriques, puis de 1969 à 1972, il étudie à la Wimbledon School of Art. En 1972, il sinscrit au cours de sculpture du Royal College of Art de Londres, et fait la connaissance de Bill Woodrow et de Richard Deacon. Il est alors influencé par le travail dune certaine génération dartistes rencontrés dans les années 60 : ceux du Minimalisme, de lArte Povera, du Land Art et de lArt conceptuel. Cependant, il cherche rapidement à sen démarquer. Après lobtention de son diplôme, il sinstalle à Wuppertal en Allemagne en 1977. Sa première exposition personnelle a lieu en 1979.
Dans les années 70, Tony Cragg collecte des détritus, des objets de bois et de plastique et les installe au sol en de grandes compositions colorées. Il travaille sur la fragmentation et la re-composition des formes. En 1978, il montre pour la première fois à Paris, dans lexposition JA-NA-PA, une pièce constituée de morceaux de plastique peints arrangés au sol : New Stones-Newtons Tones, 1978.
A partir de 1984, ses installations-collages, dessins-sculptures, se présentent aussi comme des peintures murales. Il recouvre des objets ou des meubles de particules de plastique. Il considère que le « matériau est seulement un médium » et que seule « lâme importe ». A la fin des années 80, il produit et installe de gigantesques tuyaux, colonnes et bouteilles phalliques ou des bombonnes de fonte, de bronze ou de bois. |
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Dominique Drillot |
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Il est né en 1959 à Tours. Il vit et travaille à Nice.
Il développe une démarche personnelle entre sculpture et peinture tout dabord puis entre sculpture et scénographie. Il signe son premier décor pour Jean-Christophe Maillot avec lequel il collabore pour le Centre chorégraphique de Tours et depuis 1994 pour les Ballets de Monte Carlo. Il développe cette relation scénographie-chorégraphie avec dautres artistes comme Lucinda Child, Ramon Oller, Conny Jansen, Ted Bradsen et Josette Baiz. Des compagnies notoires font appel à lui, notamment le Ballet du Nord, le Ballet de lOpéra de Rome, le Lyon Opéra-ballet, le Ballet du Grand Théâtre de Bordeaux, le Ballet de Stuttgart, le British Ballet Columbia, le Ballet du Grand Théâtre de Genève, le Ballet National du Danemark, Introdans, le Groupe Grenade et les Ballets de Monte-Carlo, en qualité de scénographe ou de « créateur lumières ». Son travail actuel vise une prise de conscience de lespace par lutilisation des personnes et des objets dont il donne à voir seulement la ligne en aluminium peint ou tout autre métal qui traduise un poids et quil positionne simultanément au sol et au mur. Lacteur, le danseur ou le spectateur entre ainsi dans un univers de formes prolongées par des ombres portées étirées, dans lequel il se meut dans un positionnement spatial inhabituel du fait que la caméra fixée au zénith enregistre les images
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| Damien Hirst |
Five Blacks, 1993-2004
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Il est né en 1965 à Bristol en Angleterre. Il grandit à Leeds puis vit à Londres et à Berlin. Il fait ses études au Goldsmiths College de Londres. Cest un des jeunes artistes britanniques dont on a le plus parlé au début des années 1990. Issu du monde de la publicité, on le trouve classé dans le groupe des « Jeunes artistes britanniques » (YBA). Une exposition réputée : Freeze, quil organise dans les Docks de Londres, retentit avec éclat dans le contexte relativement calme du marché de lart. Il obtient le DAAD à Berlin en 1994 et le Turner Prize en 1995. Obsédé et fasciné par la mort, il défraie la chronique avec une uvre impressionnante : The physical impossibility of Death in the Mind of Someone Living, composée dun requin mort flottant dans un aquarium empli de liquide conservateur. Equilibré et lesté pour se maintenir au milieu de laquarium comme sil était dans son milieu naturel.
Damien Hirst juxtapose constamment diverses notions pour exprimer son sentiment de lambiguïté du cur humain : art, science, media et culture populaire. Son uvre traduit une interrogation récurrente des rapports entre la vie et la mort. Son travail le plus récent traite de la couleur selon les nuanciers du commerce. |
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| Joseph Kosuth |
Wall-One and Five, 1965
Tirages photographiques
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Il est né en 1945 à Toledo, Ohio, USA. Il fait ses études au Toledo Museum School of Design (1955-1962) ; au Cleveland Art Institute (1963-1964) puis à la School of Visual Art de New York (1965-1967). Sa première exposition personnelle a lieu en 1967. Il est membre du groupe Art & Language de 1969 à 1973. Il est ensuite le représentant américain du groupe et le co-éditeur de leur revue The Fox (1975-1976). Il est aussi enseignant, critique, conférencier et voit son travail comme « une enquête sur lart ». Il vit et travaille à New York.
Joseph Kosuth réfléchit sur lart dans son rapport au langage. Dans ses premières uvres il revoit et corrige le principe dappropriation duchampien et présente un objet usuel (table, chaise, horloge
) accompagné de sa reproduction photographique grandeur nature et de la définition du dictionnaire de cet objet / concept. En 1969, il publie Art after Philosophy : il projette « d inventer des sens nouveaux à lart », rejette toute idée desthétisme et de formalisme et se réfère aux écrits de Wittgenstein. Il travaille par séries et définit des concepts : ses propositions sont ensuite mises en uvre par des assistants. En 1991, pour célébrer le centenaire de Jean-François Champollion, Joseph Kosuth réalise à Figeac, lieu de naissance du savant dans le sud-ouest de la France, une uvre présentant un agrandissement de la pierre de Rosette, occupant la cour du musée, d'une carte du delta du Nil, accompagnée de la traduction du texte, ainsi que dun jardin dessences végétales de lEgypte ancienne. Depuis, il a répondu à une trentaine dinstallations venant de la commande publique. Il propose des sérigraphies de textes, dimages, des effacements / recouvrements de mots à lencre ou au néon dans les séries de Blow up, Traductions, Art comme idée, Catbexis, Hypercathexis, Textes rayés. |
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| Janis Kounellis |
Sans titre, 2004
étagères de fer, veste, paquets de cigarettes, soldats de plomb
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Né en 1936 au Pirée, en Grèce. Vivant à Rome depuis 1956,il fait ses études à lAcadémie des Beaux-Arts Via di Ripetta près de la Piazza del Popolo. Rome est pour Kounellis un lieu idéal. Pour lui qui quittait un endroit au passé accompli, il arrivait dans une cité moderne où toutes les phases dune histoire culturelle pouvaient être vues comme des strates archéologiques. Histoire et art sont inextricablement liés dans la pensée de Kounellis et, partant, dans son oeuvre. Il revendique linfluence de Lucio Fontana et dAlberto Burri, Casimir Malévitch, Piero Manzoni et Yves Klein. Sa première exposition personnelle a lieu à la Galerie la Tartaruga à Rome en 1960.
Kounellis est habituellement identifié sous le vocable de lArte Povera ; de fait, il participe aux expositions du groupe à partir de 1967, en particulier à la galerie la Betersca de Gênes « Arte Povera e in spazio »( 1967). Il est préoccupé par les métamorphoses de lesprit humain au long de son évolution et le traduit dans des métaphores poétiques dune grande force expressive, de même quil poursuit une interrogation sur le rôle fondamental de lartiste dans la société.
A la fin des années 60, il commence à utiliser le feu comme matériau et en fait un indice identitaire. Tout dabord il crée une fleur de métal, la marguerite, qui renferme un bec Bunsen ; puis il combine les uvres de feu avec des lits métalliques, métaphoriquement le lieu où on naît, on vit et on meurt. Puis il sagira non plus exclusivement de feu brûlant mais de traces de fumée. Sans doute, ce qui frappe le plus limagination du spectateur est sa présentation de chevaux vivants en 1969 dans les espaces de la galerie lAttico de Rome. Ce sont ensuite les ouvertures bloquées, puis un travail récurrent sur le fragment, notamment des fragments de moulages antiques, le fragment pris comme le vestige dune totalité perdue. |
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| Ange Leccia |
La mer, 2001 , vidéo dvd
Courtesy galerie Almine Rech, Paris
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Né en 1952 à Minerviu (Cap Corse), France. Il vit et travaille à Paris.
Ancien pensionnaire de la Villa Médicis à Rome, iI a enseigné à lEcole des Beaux-Arts de Grenoble et est actuellement le directeur du Pavillon, unité pédagagogique du Palais de Tokyo à Paris.
Au cours de ses nombreux voyages autour de la planète, il ne se sépare pas dune caméra numérique avec laquelle il enregistre et sapproprie la réalité des lieux. De ces images captées selon son intuition, au cours de ses déambulations, il fait des films-témoignages de son époque, mais ce ne sont pas des documentaires : la façon dont il choisit instinctivement ses sujets ou ses fragments de sujets répond à un sens certain de la poésie. Montés en boucle, ils donnent à voir ce que saisit son regard dartiste et suscite une réponse dans limaginaire du spectateur.
Il vient de réaliser pour lOpéra de Monaco un rideau de scène en projection et travaille sur un projet intitulé Los Alamos, un territoire sensible historiquement, lieu dextermination des indiens et actuellement consacré à la fabrication de la bombe atomique. |
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| Sol LeWitt |
Wall Drawing # 1124, juin, 2004
peinture acrylique
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Il est né en 1928 à Hartford, Connecticut, USA. Il fait ses études à lUniversité de Syracuse, puis à la Cartoonist School de New York ; il travaille ensuite comme graphiste pour larchitecte Ian Ming Pei. En 1965, première exposition personnelle. Il devient lun des représentants majeurs du Conceptualisme. En 1967 et en 1969, il publie deux essais définissant lArt conceptuel. Il vit et travaille à New York et en Italie.
Marqué au début de son travail plasticien par le constructivisme et les théories du Bauhaus, luvre de Sol LeWitt est fondée sur lidée que le moment important est celui de la conceptualisation et non celui de la réalisation ; donc, il fait réaliser ses uvres par des assistants et applique le principe du procédé sériel. Les règles sont posées dans les années soixante : utilisation de lois mathématiques, cubes vides et laque blanche. Chaque sculpture doit être installée en fonction du lieu. Les combinaisons seront infinies. Dans cette phase de son travail, il privilégie le blanc immaculé.
En 1968, il entreprend la série des Wall Drawings, des dessins à même le mur conçus pour un lieu spécifique et qui doivent être effacés après exposition. Depuis 1978, ses dessins sont simplifiés et monumentaux. Il ose les couleurs et devient plus lyrique mais conserve les même bases formelles, les mêmes structures primaires. |
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| Richard Long |
Nice Circles, 2004
mur de boue
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Né à Bristol, Angleterre, en 1945. Il fait ses études au West of England College of Art de Corsham puis à la St Martins School of Art de Londres. Sa première exposition personnelle a lieu en 1968 au Konrad Fischer de Düsseldorf.
Dans la mouvance du Land Art, Richard Long trouve deux solutions au problème ardu que rencontrent les artistes de cette catégorie pour montrer leurs réalisations au sein des institutions publiques dévolues à cet effet, et notamment les musées. Assez souvent, le parti pris de reproduire les sites naturels par tous moyens techniques élaborés à lintérieur dun espace dexposition sest révélé à la limite du ridicule.
Aussi, Long choisit de faire entrer les éléments naturels dans les galeries dart en réalisant des motifs simples à même le sol, par exemple à laide de pierres trouvées dans des sites précis (Vermont Georgia South Carolina Wyoming Circle, 1987). Les quatre groupes de cailloux qui composent le motif proviennent de quatre états américains différents, et la variété de leurs origines est traduite par le contraste entre les couleurs.
Dans son uvre, Richard Long sattache à exprimer lesprit des lieux. Pour lartiste, la marche est le moyen immédiat et pratique détablir des connections entre lart et la nature. Des photographies représentant ses longs périples dans la nature accompagnent généralement ses réalisations.
Depuis quelques années, il crée des « murs de boue » suivant la forme des hexagrammes chinois traduisant le symbole fondamental de la Terre. Ainsi, le médium utilisé pour luvre est en exacte relation avec sa signification. |
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| François Morellet |
? Weeping Neonly n°3, 2003
néons, fils électriques
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Né en 1926 à Cholet. Il étudie le russe à lEcole des Langues orientales à Paris (1945-1947), puis il travaille dans lentreprise familiale à Cholet et commence à peindre. Il vit et travaille à Paris.
Sa première exposition personnelle a lieu en 1950 à Paris. Il crée en 1953 16 carrés, son uvre la plus minimaliste qui introduit le principe de la trame. Partant de la lecture dauteurs comme James Joyce, Samuel Beckett, Raymond Queneau qui usent de labsurde comme mode de pensée et de vie, il essaye de lériger en logique et en système. Cependant, il fait sa part au hasard comme élément indispensable de luvre. Il est le co-fondateur en 1960 du GRAV, Groupe de Recherche dArt visuel, avec Horacio Garcia Rossi, Julio Le Parc, Joël Stein, Francisco Sobrino et Yvaral. Il veut « réaliser des uvres dart destinées à être des matériaux dune future science de lart ». Au début des années 60, il participe aux expositions et aux publications de Zéro International, dans ses relations avec les avants-gardes françaises.
Dada avant tout, François Morellet explore dans les années 50 des géométries minimales. Dans les années soixante, il propose des environnements à « géométrie variable » : des séries de Sphères, de Néons et de Grilles. Le catalogue-manifeste du mouvement est financé par Denise René en 1962 : Pour une peinture expérimentale programmée. En décembre 1968, le GRAV se dissout.
1971, François Morellet crée sa première intervention monumentale sur les murs pignons dimmeubles anciens du côté de Beaubourg au lieu nommé le Plateau de la Reynie. Cest le début des « Désintégrations architecturales ».
1998, il élabore un nouveau système qui consiste à créer des cheminements de segments de droite égaux et articulés suivent des angles aléatoires donnés après conversion par les décimales du nombre Pi (3, 14149
) les B Rococco. Puis arrivent les B Piquants et B Puissants, les Balances-War, les B Ferococco, les Après réflexion, les Beaming B, les Ratés et enfin les Insignifiants. |
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| Robert Morris |
Blind Time Wall Drawing, 2004
crayon de cire
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Il est né le 9 février 1931 à Kansas City, Missouri. Il se consacre jusquen 1955 à ses études artistiques à lInstitut dart de la ville puis à lEcole des Beaux-Arts de San Francisco, qui le mènent dans un premier temps à peindre dans la mouvance de lexpressionnisme abstrait et plus particulièrement de la peinture gestuelle de Jackson Pollock. Il abandonne le tableau pour entamer un travail centré sur lanalyse structurale de luvre et sur le concept de représentation. En 1957 a lieu sa première exposition personnelle à la Dilexi Gallery, San Francisco.
En 1960, à New York où il sest installé, il crée des sculptures de formes neutres, sans affect ni narration qui font de lui, à linstar de Donald Judd, un théoricien du minimalisme. En 1967 il privilégie le feutre industriel comme matériau, quil découpe, empile sur le sol, quil accroche au mur et suspend afin quil en subisse les déformations provoquées par la pesanteur. « Le feutre est associé à lanatomie : il renvoie au corps il est comme de la peau. La façon dont il prend forme, avec pesanteur, tension, équilibre, et sa faculté kinesthésique, jaimais tout cela »
Il analyse le processus de la représentation avec les séries Blind Time Drawings de 1973 à 1991. Il sagit de dessins réalisés à laveugle selon un programme préliminaire. Il confie à plusieurs personnes parmi les plus anodines qui soient, non-artistes, la tâche dinscrire des traces, de leurs doigts enduits de graphite etc. sur papier ou sur une surface murale alors quils ont les yeux bandés. Robert Morris brouille ensuite cette trace par des textes inscrits en marge qui introduisent un doute sur les stades successifs de luvre. Il mesure ainsi lécart perceptible entre lintention du geste et son déroulement point par point.
Les années 80 voient Robert Morris composer des installations sur le thème de la mort, évoquant les désastres, les guerres, la destruction nucléaire.
En 1991, il réalise une quatrième série de dessins Blind Time, intitulée Drawing with Davidson. Dans la continuité de ses séries précédentes, ces dessins reprennent certaines formes identifiables de lart mémorisées par lartiste et réalisées comme toute la série les yeux fermés. On y retrouve des figures évocatrices, comme les deux croix noires avec des panaches de fumée qui rappellent le fameux accident davion de Joseph Beuys, ou le paysage dempreintes de doigt qui évoque les peintures de la montagne Sainte-Victoire de Cézanne. |
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| Giulio Paolini |
Melancolia ermetica, 1983
moulage en plâtre, papier, socle en bois
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Né en 1940 à Gênes, Italie. Il vit et travaille à Turin. Sculpteur, photographe, dessinateur, il fait partie du mouvement de lArte Povera, et expose en 1967 lors de lexposition fondatrice « Arte Povera in spazio » à la galerie La Betersca organisée par Germano Celant. Pour ces artistes, il sagit, à travers le processus de création, de donner à lhomme la possibilité douvrir son imaginaire, son sens critique, de stimuler sa capacité danalyse pour résister à lemprise de la société technologique. Confrontés aux événements de mai 1968, les artistes vont agir sur le terrain de léphémère et du subversif, refusant un temps lobjet stable et figé, multipliant les actions et interventions. Lincertitude, lexpérimentation suscitent des propositions éphémères.
On trouve donc dans les uvres des composantes venues du monde naturel et biologique, des matériaux appartenant au monde de la technique, des produits manufacturés industriels tels que le néon, la lumière électrique, lacier inoxydable, le polyuréthane, etc. |
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| Haim Steinbach |
Yo., 2004
lettres adhésives
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Né en 1944 à Rehovot, en Israël, il habite aux Etats-Unis depuis 1962. Il fait des études au Pratt Insitute puis à luniversité de Yale à New York. Il vit et travaille à Brooklyn.
Dans les années 70, il réalise des scultpures monumentales pour présenter des objets liés à la nature, à lart ou à lethnographie. Dans les structures de bois quil confectionne, il oppose des objets utilitaires à des reproductions duvres telles quon peut les trouver dans les boutiques de musées. Il rejoue lidée du ready-made dans une critique de la valeur de lart. Il affirme quil ny a aucune différence fondamentale de hiérarchie entre les catégories dobjets et que toute chose, quelque soit sa nature, peut générer le même intérêt et le même désir. A partir de 1984, il rejoint un groupe dartistes appelés Neo-géos en référence à laspect mécanique et géométrique de leurs oeuvres, par lesquelles ils sopposent aux mouvements picturaux figuratifs et expressionnistes du début des années 80. Il participe à de nombreuses expositions collectives comme Art et publicité au Centre Georges Pompidou en 1990, à la Documenta de Cassel en 1992, à la Biennale de Venise en 1993 et 1997, et à la Biennale de Lyon en 2000. |
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| Niele Toroni |
empreintes de pinceaux n°50, 2004
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Né en 1937 à Muralto-Locarno en Italie, il vit et travaille à Paris.
A la fin de ses études à lEcole normale, il enseigne et consacre ses loisirs à la peinture.
En 1959, il décide de sinstaller à Paris pour intégrer un univers dartistes plasticiens quil pense lui convenir désormais. Il fonde le groupe B.M.P.T en compagnie de Buren, Mosset et Parmentier et commence à exposer en 1967 (Musée dArt moderne, Salon Jeune Peinture, Paris). Le groupe lui-même na quune durée de vie très courte. Michel Parmentier dit que déjà, le 6 décembre 1967, B.M.P.T. nexiste plus. Chacun poursuit désormais indépendamment son chemin.
Niele Toroni fait partie de ces artistes qui parlent peu deux-mêmes et de leurs uvres : son identité est repérable immédiatement aux « empreintes de pinceau n° 50 répétées à intervalles réguliers de 30 cm » sur toile, sur bois, sur papier ou sur mur. Il crée ainsi des atmosphères subtiles vouées à la disparition dès que lexposition arrive à sa fin. Toroni se refuse à commenter son uvre, estimant que le seul fait de poser la peinture dun geste du pinceau sur la toile se suffit à lui-même. Cest pour lui une manière de revenir aux fondements de la peinture, à limpression première de la trace sur le support, origine essentielle de la représentation. |
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| David Tremlett |
Yo., 2004
lettres adhésives
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Né à St. Austell, en Grande Bretagne en 1945. Il vit et travaille à Bovingdon, Hertshire, en Angleterre. Il fréquente le Royal College of Art de Londres et appartient à cette génération dartistes, comme Richard Long et Hamish Fulton qui ne se limitent pas à un seul mode dexpression mais qui tentent des expériences multiples. Tremlett a une prédilection pour les pastels monumentaux et pour le dessin, mais il se complait aussi à la photographie et à lenregistrement des sons variés rapportés de ses nombreux voyages. De Mexico à Zanzibar, en passant par lAfrique, il rapporte des formes, il collecte des pictogrammes dont on retrouve les applications flottantes au pastel à la surface des murs. Il y a entre ses Wall Drawings et lartiste une relation charnelle. Appliqué à main nue, le pastel, matériau insinuant susceptible de tant de souplesse, « masse les murs ». Limplication nécessaire du geste, du corps dans la réalisation de luvre, est présente dans la trace résultante, même si les uvres elles-mêmes ont la particularité de léphémère. |
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| Bernar Venet |
La ligne droite Sa trace, 1995-2004
barre acier, câble, peinture noire, acrylique sur mur peint
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Il vit et travaille à New York et dans le Var (France).
Né en 1941 à Château-Arnoux-Saint-Auban dans les Alpes de Haute Provence, il effectue des études dart à Nice à la fin des années 50. En 1963, il montre des toiles noires de goudron, parce que « le noir cest le rejet de la communication facile ». Sa notoriété débute avec la réalisation dune sculpture composée dun tas de charbon de 10 m3 à même le sol. Sa faculté dabstraction intellectuelle et son goût pour le raisonnement mathématique et lexpérimentation le conduisent à ce qui sera bientôt lArt conceptuel. En 1966, il sinstalle à New York. Les mathématiques et les sciences pures lui sont une source récurrente. De 1971 à 1976, il marque une pause dans ses recherches, revient en France où il enseigne et écrit.
Après ces six ans de réflexion, il réintègre son atelier en 1976. La ligne, sous toutes ses variantes mathématiques et ses manifestations physiques, prend une place prépondérante dans son travail. Des toiles et des dessins au pastel il passe rapidement à la sculpture. En 1983, il met en place la structure de base de « ses lignes indéterminées ». Il les réalise en acier corten et les installe dans de nombreux espaces urbains, jardins et parcs, partout au monde, notamment, à Nice, Paris, Berlin, Tokyo, Strasbourg, Pékin, Epinal, Austin.
En 2001, il reprend un ancien projet quil navait pu faire aboutir : lautoportrait, très éloigné de la perception subjective des artistes à laquelle nous sommes habitués, résultat dune analyse scientifique approfondie, la tomodensitométrie. De même il réactive une série de peintures sur toile des années 60, en choisissant comme alors des motifs puisés dans les livres de mathématiques, mais avec une plus grande originalité formelle. Quant aux « Saturations », il superpose sur toile ou sur mur plusieurs équations jusquà brouiller définitivement leur lecture. |
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| Lawrence Weiner |
Offering no Resistance ( Suivre le mouvement), 2004
lettres adhésives
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Il est né en 1940 dans le Bronx, New York. Il vit et travaille à New York.
Il fait ses études à la Stuyvesant High School de New York. En 1962, il présente sa première exposition avec The stone on the Table dans son atelier. Puis il voyage à travers lEurope tout en participant à des expositions. En 1964, il rencontre le galeriste Seth Siegelaub à Provincetown dans le Massachusetts et présente à New York dans sa galerie sa première exposition personnelle. Sa fille Kirsten naît en 1969. En 1969 aussi, il participe à lexposition collective : When Attitudes become Forms, organisée par Harald Szeemann au Kunsthalle de Berne, puis au Museum Haus Lange de Krefeld, enfin à lInstitute of Contemporary Art de Londres. Enfin, cest la date à laquelle il décide dexclure de son travail la peinture au sens strict du terme. Il sinstalle à Amsterdam en même temps quil réside à New York et commence des recherches centrées sur la linguistique et les disparités de translation dune langue à lautre. Il traduit ses préoccupations dans lutilisation de mots et de phrases inscrits au pochoir sur des murs dexposition en utilisant un procédé particulier : une phrase est donnée dans sa langue dorigine, langlais, puis sa traduction dans la langue du pays exposant est placée immédiatement au-dessous et dans une couleur différente. Cest dans lécart de sens entre les deux propositions que se situe le concept de son observation. |
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