Gestalt & Gangstagave
20 mai - 7 septembre 2014


© CULBUTO, 2014

Passerelle de la galerie contemporaine

Une proposition d’Aurélien Cornut-Gentille, Mathilde Fages, Guillaume Gouerou, Paul Lebras, Vivien Roubaud, Ugo Schiavi

En 2013, invités en Géorgie dans le cadre d’une résidence, six jeunes artistes issus de la Villa Arson (école nationale supérieure d’art de Nice) décident de se regrouper en vue de former un collectif basé sur l’expérimentation et le travail à plusieurs mains en tenant compte des qualités et spécificités de chacun. À Garikula en Géorgie, ils extraient un arbre de son environnement naturel pour lui conférer un socle indépendant et ballant à l’image d’un culbuto. Sur une plateforme en béton, l’arbre est poussé et déplacé par le vent. De cette œuvre, ils tirent le nom de leur association : CULBUTO. Le jouet devient ici synonyme d’oscillation et de recherche. Leur démarche s’oriente vers le prélèvement et l'étude des phénomènes dans lesquels le temps devient l'expression d'une réalité potentielle.

Pour les vitrines du MAMAC, ils prélèvent du haut pays niçois un échantillon de paysage, de près de 7 mètres de long. Sur cette skyline ordinaire composée d’une végétation locale et d’une carcasse de voiture, ils projettent leur désir entropique. Cette coupe transversale, franche et radicale, est présentée dans un système de caisses qui sert à la fois de dispositif de transport et de conservation totalement modulable et autonome reconstruisant le paysage naturel en plan-séquence. Autoalimentée en eau et en électricité, l’installation prend l’allure d’un vestige qui serait maintenu en vie, conservé, analysé et exposé. Les lampes et le système d’arrosage participent également d’une atmosphère d’expérimentation, de conditionnement et d’acclimatation.

Remerciements : Thierry Baccialone et la direction adjointe de l’éclairage public et des réseaux concédés de la Métropole Nice Côte d’Azur - Bernard Pagès - La Station et ses résidents.

Face au succès de sa présentation dans les Vitrines, le MAMAC a choisi de prolonger cette expérience dans la passerelle de la galerie contemporaine.