Le diable au corps. Quand l’Op Art électrise le cinéma

Dans le cadre de la biennale des arts Nice 2019 : L’Odyssée du cinéma. La Victorine a 100 ans.

17 mai - 29 septembre 2019


Venet

Henri-Georges Clouzot, Serge Bromberg et Ruxandra Medre, L’Enfer , 1964, Photogramme
Scénario de Henri-Georges Clouzot, José-André Lacour et Jean Ferry Avec Romy Schneider et Serge Reggiani
© 2009 Lobster Films / France 2 Cinema Avec l’autorisation de mk2 films

Au début des années 1960, l’art cinétique s’impose partout en Europe avec un double crédo : déstabiliser la perception et démocratiser l’art. Peintures à illusions d’optique, reliefs à lumière motorisés, et environnements à vertige offrent des expériences de plaisir et d’inconfort. Baptisé « Op Art » en 1964, cet art d’avant-garde, si populaire, rencontre un succès retentissant auprès du grand public. Art du mouvement et de la lumière, le cinéma est, quant à lui, à la fois un prédécesseur, apte à sublimer ses jeux visuels, et un suiveur, qui cherche à le vampiriser par désir de modernité. L’exposition plonge ainsi le visiteur au sein d’une histoire passionnelle entre deux arts aux frictions fructueuses. Les films présentés sont ponctués de persiflages et d’incompréhensions, de sublimation réciproque, d’enfantements pop ou baroques, de collaborations ou de plagiat.

Commissariat : Hélène Guenin, directrice du MAMAC et Pauline Mari, historienne de l’art.

Le diable au corps : d’après François Truffaut, « Les Quatre Cents Coups », scénario, archives de la Bibliothèque du film, La Cinémathèque de Paris : « Nous le reprochait-on assez de ne pas tenir en place et d’avoir le diable au corps ? »

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