Tisch School
18 septembre - 15 octobre 2004


Illustration du concept d'accueil des visiteurs par des robots
© Jean-Marc Gauthier, 2004

Galerie contemporaine, et parvis du musée

Robots à la verticale du MAMAC
Par les étudiants de la Tisch School of Arts of New-York University

1- Le projet
Cette installation sur le parvis du Mamac permet aux visiteurs d'explorer de nouveaux modes de communication et donne la possibilité d’initier un dialogue actif avec des robots. Il ne s'agit pas de science fiction, ni de design techno mais de robots artistes, tendres et drôles, influençables plutôt que contrôlables. Le design des robots fonctionnels et froids de notre environnement quotidien est remplacé par des interactions gestuelles avec le public du Mamac.

2- Description de l'installation
De petits robots semi-autonomes accueillent les visiteurs sur le parvis du Mamac. Au gré des rencontres, les robots peuvent inventer plusieurs scénarios qui vont de la simple reconnaissance d'une personne déjà venue, aux manifestations de joie, de surprise et même d'affection.
Les robots montés sur skateboards peuvent se déplacer aisément. Ils bénéficient d’un système de guidage qui leur permet d’accoster un visiteur et d’entamer une conversation par petits sons et par signes de la tête. Ils peuvent se déplacer en poussant sur les pattes arrières et en appuyant sur le guidon avec les pattes avant.
Les pauses tendres des robots touchent les visiteurs qui ne peuvent résister à la tentation de les caresser. Le robot en échange manifeste sa joie en jouant une composition musicale et lumineuse originale. Ils sont dotés de capteurs visuels, auditifs et tactiles leur permettant des comportements sociables et plutôt raffinés. Chaque robot utilise sa webcam reliée à un petit émetteur HF pour envoyer en direct la vidéo de ses rencontres dans un espace virtuel situé à l'intérieur du musée.
L’interaction entre robots rampants et volants met en scène des situations drôles qui peuvent imiter la communication entre les êtres humains.
Le design et la construction des robots est fait sur place par quatre artistes (étudiants de Tisch of the Arts of New-York University ayant fini leur Master), tous ont des connaissances en matière de vidéo, robotique, networking et simulation virtuelle. Ces jeunes artistes travaillent à la création de la petite famille de robots roulants et volants. Leur atelier est installé dans la galerie contemporaine du musée de plein pied sur le parvis.

Le public est invité à venir voir les œuvres en cours de conception et de construction, mais aussi à revenir observer leur évolution, les changements apportés au design et les comportements nouveaux programmés. L'intérêt éducatif des ateliers est important pour les enfants et les adolescents qui peuvent mieux comprendre la dimension cachée d'une oeuvre en cours de réalisation pour comprendre le rôle d'un logiciel, de l'architecture des puces, des signaux vidéo dans une oeuvre d'art digitale. D'autres se serviront de cet exemple pour découvrir les relations nouvelles qui existent entre arts visuels, art digital et nouvelles technologies.

3- Préparation et construction du projet
Les étudiants ont construit et testé des robots mobiles sur roues, sur pattes et des robots volants. Le design en forme d'anneau des volants leur permet de faire du sur-place et rappelle le vol de la libellule. Ils peuvent filmer avec des caméras vidéo miniatures à travers les fenêtres du musée. De nuit, ils peuvent illuminer la placette et les détails de l’architecture du musée avec des lasers miniatures.

Les artistes invités arriveront à Nice avec un projet conceptuel suffisamment abouti pour être très vite montré au public du musée, écoles, étudiants, touristes, amateurs éclairés d'art contemporain et artistes. Durant leur séjour de plusieurs semaines, les artistes feront évoluer leur travail qui deviendra de plus en plus sophistiqué et adapté à l’environnement du musée. Les robots intégreront de nouveaux éléments dans la communication avec le public, par exemple, ils pourront envoyer et recevoir des cartes postales à des personnes rencontrées, créer des vidéos portraits des visiteurs ou s'adapter aux phénomènes naturels et atmosphériques: le soleil, les vents, la pluie.

Certains des robots, construits à partir de pièces détachées du commerce, détournées et réappropriées, sont fabriqués comme des marionnettes en bois et métal, intégrant des matériaux de récupération dans l'esprit des oeuvres de Tinguely. Les robots rampants peuvent se déplacer en utilisant le mouvement du mille pattes ou la reptation du serpent. Ils peuvent être équipés de webcam, d'un émetteur WI-FI, ainsi que de pièces détachées détournées des AIBOS -robots domestiques créés par Sony-. Les robots rampants sont du type bipède, multipède ou même centipède. Certains d’entre eux pourront s'associer et se dissocier comme bon leur semble. Ils utilisent des batteries où sont reliés par des câbles d’alimentation, et munis de phares miniatures utilisables en nocturne.
Le visiteur traversant le parvis du musée découvrira un espace de réseau créé par les faisceaux de détection des robots.

4- Interaction et comportements
Le public est invité a découvrir l'interface de contrôle du projet située à l'intérieur du musée. Cet espace virtuel est inséré à l’intérieur d'un petit cube précieux suspendu dans une des salles d’exposition. Le design du cube est constitué d’un châssis métallique léger auquel sont suspendus des écrans de 14 pouces entièrement désossés. Les écrans motorisés, s'ouvrent et se déploient dans l'espace comme des pétales de fleur.

Les visiteurs et les robots manipulent les écrans par des boîtiers de télécommande. Ce cabinet de curiosité virtuel est le coeur du projet, un espace de représentation de toutes les parties invisibles de la robotique qui trace en temps réel le fil rouge des messages échangés à travers logiciels, architecture et réseaux.

TISCH SCHOOL OF THE ARTS OF THE NEW-YORK UNIVERSITY

Fondée en 1965, la Tisch School of The Arts de la New-York University est une école réputée pour ses formations en art cinématographique et de performance, danse, art dramatique et décors de théâtre, théâtre musical, écriture dramatique et télécommunications interactives.

Tous les enseignants de la Tisch School sont issus du milieu professionnel, ou des artistes renommés, ce qui permet aux étudiants d’acquérir une formation concrète.

Les équipements de l’école de Tisch sont des plus modernes et des plus complets avec près de 60 salles d’édition, 25 de projection cinéma et vidéo, des studios d’enregistrement, des laboratoires de développement photo, sans oublier les nombreux studios de danse.

Cette école est réputée dans le monde entier pour ses formations spécifiques, on peut ainsi y rencontrer des étudiants venant de tous les horizons.
Pendant l’été, l’école Tisch des arts de l’université de New York donne à ses étudiants l’occasion de suivre un cursus à l’étranger -Dublin, Londres, Johannesburg, Prague ou Paris-, afin d’y suivre des programmes internationaux.

L’école Tisch a installé un programme à Paris, visant à offrir aux étudiants un environnement unique dans lequel ils pourront développer les techniques du théâtre et s’immerger dans la culture française en vivant dans la « ville des Lumières ».

Tous les programmes d’été à l’étranger incluent des visites dans les musées, des projections de film, des concerts et des représentations théâtrales.