Charlotte Pringuey-Cessac. Bruit originaire

6 décembre 2019 - 17 mai 2020

Vernissage le jeudi 5 décembre 2019 à 17h à Terra Amata et à 19h30 au MAMAC

Pringuey-Cessac

Charlotte Pringuey-Cessac, Ligne, 2019
Dessin mural in situ au charbon de bois
Dimensions variables
© Photo simone Simon/Charlotte Pringuey-Cessac

Bruit originaire est une invitation à un voyage dans le temps, des premières traces d’occupation humaine à Nice il y a 400 000 ans et du témoignage des pierres taillées laissées par cette communauté, aux expériences menées aujourd’hui par l’artiste Charlotte Pringuey-Cessac pour convoquer la mémoire vibrante de ces vies passées.

La préhistoire, les outils et méthodologies de l’archéologie constituent une source pour son travail, une matière à partir de laquelle elle tisse des expériences et des récits, s’autorisant des vagabondages entre la science et la licence poétique, la trace laissée par l’histoire et sa réinvention contemporaine.

Pensée comme un parcours, son exposition à Nice se déploie du musée de Préhistoire de Terra Amata, épicentre de l’activité de ces premiers hommes, au MAMAC, en passant par la colline du château où, en 2013, fut découverte une sépulture peuplée de restes funéraires datant des XIIe et XIIIe siècles.

Cette promenade à travers les siècles s’articule autour de l’idée d’un Bruit originaire, expression empruntée au poète Rainer Maria Rilke. Après qu’il ait découvert avec émerveillement le potentiel des premiers phonographes, il rêve à « une chose inouïe » : « mettre en sons les signatures innombrables de la création qui durent dans le squelette, dans la pierre, (…), la fissure dans le bois, la démarche d’un insecte », et entendre la mémoire d’un être disparu en parcourant les sillons du crâne avec l’appareil… Entre pensée romantique et fantasme démiurgique, cette aspiration de Rilke à ré-animer l’absence, est un fil conducteur de la proposition de Charlotte Pringuey-Cessac.

La convocation d’un monde révolu, le dialogue intime avec les témoins du passé et la pensée magique dont elle investit ce qui semble inerte, dessinent une ode sensible à la mémoire et aux bruissements de ce qui n’est plus : nos origines.

La production des œuvres de Bruit Originaire a bénéficié du soutien :
Du MAMAC, du Musée de Préhistoire de Terra Amata, de l’Assocation des Amis du MAMAC de Nice et de l’Hôtel Aston La Scala à Nice.
Du Ministère de la Culture et de la Communication, de la Galerie Eva Vautier à Nice, de la Ville de Versailles, du Centre International d’Art Verrier de Meisenthal, d’EasyCeram à Limoges, du Laboratoire de Mécanique et d’Acoustique de Marseille, de l’École d’Art de Céramique de Vallauris, de la Cité des Sciences et de l’Industrie de La Villette, du Centre National de la Recherche Scientifique / Modèles et Simulations pour l’Architecture du Patrimoine.

Commissariat des expositions : Hélène Guenin, directrice du MAMAC et Bertrand Roussel, directeur des musées d’archéologie de Nice