Erik Dietman
03 mars - 20 mai 2001


Au somment aprés en avoir tant chier, 1992
FRAC Pays de Loire, © Adagp, Paris

Regards sur des oeuvres présentées :

Proche du mouvement Fluxus et du Nouveau Réalisme mais refusant toute adhésion à un groupe, Erik Dietman joue avec le langage et introduit de l'humour dans ses oeuvres travaillant tous les matériaux pour leur spécificité respective :
la terre, le bois, le verre, le granit, le marbre, le bronze, l'acier, le fer…
Des sculptures historiques issues de collections publiques et privées ainsi que des oeuvres récentes, présentées pour la première fois, provenant de l’atelier de l'artiste sont rassemblées à l'occasion de cette exposition.

L'oeuvre d'Erik Dietman s'inscrit dans un métissage entre poésie verbale et réalité des choses. Les dessins, les objets, les assemblages, les sculptures donnent une existence matérielle à la parole, au verbe, au mot. Marcel Duchamp considérait le titre comme une couleur supplémentaire au tableau. Chez Dietman on l'aura compris la fonction du langage est capitale.

Dans le Ballet des concierges le collage linguistique bal/laid fonctionne comme le cadavre exquis des surréalistes. Dietman joue le jeu sémantique des " médisances" des concierges, mais sur le tempo spécifique du ballet. L'objet ménager : le balai fait place nette avant de céder le pas au sabbat des sorcières.

Si l'humour joue de la distance optique, les objets choisis recèlent la force des emplois successifs : la baignoire, rémane des irisations de Bonnard et évoque le tub de Degas. L'os sur le bord de la baignoire, sorte de "Memento Mori" nous renvoie au Marat assassiné de David. Plus proche et plus référentielle encore, dans sa nudité objective et son registre d'installation, elle signale les proximités formelles avec Beuys

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