Dessous de Cartes

Espace éducatif : introduction à la collection permanente

Galerie contemporaine du musée

Présentation


conception graphique : Lélia Mori, Delphine François, Mélanie Garoute

Enrica Borghi ; Max Charvolen ; Noël Dolla ; Philippe Gronon ; Alain Jacquet ; Yves Klein ; Emmanuel Régent ; Niki de Saint Phalle ; Daniel Spoerri ; Xavier Theunis ; Claude Viallat.

« Si la vie est un jeu de cartes. Nous sommes nés sans en connaître les règles.»1

Quand on distribue des cartes, on n'en connait jamais les dessous à l'avance. À l'entrée du musée, le visiteur est dans les mêmes conditions.

Comment faire le lien entre le musée et le public ? Donner des pistes de réflexion au visiteur, le guider sans le brider, le laisser ressentir et imaginer. Mettre le visiteur au centre du dispositif muséal, rendre les ouvres visibles et lisibles par le plus grand nombre, garder leur champ d'interprétation ouvert : voici les enjeux de la médiation.
La mission du musée s'inscrit comme un lieu de rencontre et de découverte, de connaissance et d'appréhension des ouvres. Dans cette optique, la médiation, envisagée sous différentes formes, tend à susciter chez le visiteur un intérêt, un attrait, une compréhension et une délectation voués à une appropriation émotionnelle des oeuvres.

Dans cet objectif, l'accrochage, élaboré par le service de la médiation, est conçu comme un laboratoire de recherche. Grâce à différents outils, l'analyse de l'oeuvre fait sens et laisse place à l'imagination : les interrogations sur les techniques de réalisation de l'ouvre sont soulevées, certains secrets de la toile révélés, quelques mystères percés.
À travers le parcours proposé, les ouvres de la collection sont associées à un outil didactique. Celui-ci offre des clés de lecture aussi bien sur l'ouvre et son histoire que sur ses interprétations possibles.
La galerie contemporaine du musée s'enrichit d'objets et matériaux mis en scène, d'outils multimédia restituant différentes propositions de médiation par le biais du spectacle vivant et de sources documentaires amoncelées et déployées (livres, articles de presse, constats d'état, dossiers d'oeuvre, courriers, photographies, fiches pédagogiques).

Dès son entrée, le visiteur évolue en « regardeur »2. Celui-ci est maître du jeu, il a désormais toutes les cartes en main.

«Le succès d'un musée ne se mesure pas au nombre de visiteurs qu'il reçoit, mais au nombre de visiteurs auxquels il a enseigné quelque chose. Il ne se mesure pas au nombre d'objets qu'il montre, mais au nombre d'objets qui ont pu être perçus par les visiteurs dans leur environnement humain. Il ne se mesure pas à son étendue, mais à la quantité d'espace que le public aura pu raisonnablement parcourir pour en tirer un véritable profit.»3

1.Niki de Saint Phalle, Tarot Cards in Sculpture, G. Ponsio, Milan, 1985.
2.Terme employé par Marcel Duchamp : « Ce sont les regardeurs qui font le tableau ».
3.Georges-Henri Rivière, La muséologie selon Georges-Henri Rivière, Dunod, Tours, 1989.