La collection permanente

Les salles du musée

Salle Ecole de Nice : Martinez, Ben, Venet, Rottier, Serge III

Une synthèse de l’Ecole de Nice regroupant ses acteurs essentiels dans une sélection basée sur les événements historiques, complétée d’une illustration documentaire, permet d’appréhender ce qu’a été la jeune création locale, en parallèle et souvent en opposition à la scène parisienne de l’Art contemporain, dans les années 65 à 80. Le choix des artistes présentés est un reflet de l’exposition inaugurale du Mnam-Cci de Paris en 1977, « A propos de Nice », organisée par Ben.<br>Au sein de l’ensemble ont été rapprochées plusieurs œuvres représentatives de Fluxus, mouvement actif à Nice entre 1963 et 1973, catalysé par Ben et caractérisé par une certaine façon de concevoir l’art et les influences exercées par Marcel Duchamp, Dada et John Cage. Plus qu’un mode d’expression déterminé, Fluxus est avant tout une attitude face à la vie, une tentative d’abolir les frontières séparant celle-ci du domaine de la création artistique. Il n’y a plus désormais d’objet sacralisé par la dénomination « art » ni de catégorie fixe, commode mais rigide, mais une base commune qui se traduit par des propositions, des gestes et des actions.

Christo et Malaval

Les œuvres de Christo mises en dépôt par la Lilja Art Fund Foundation font partie des Empaquetages du début des années 60, notamment Store Front et Package on Luggage Rack. Certains des projets exposés permettent de visualiser les réalisations envisagées par Christo et Jeanne-Claude sur des monuments urbains ou dans le domaine du Land Art.

L’espace dévolu à Robert Malaval, artiste proche des Nouveaux Réalistes au début des années 60 avec l’Aliment Blanc, réunit plusieurs œuvres de la série Rose-blanc-mauve. Il y interroge le corps féminin en le fragmentant, en inscrivant sa silhouette au pochoir, en le moulant dans la résine de polyester, faisant écho aux Anthropométries d’Yves Klein.

Rauschenberg, Gilbert and George

L’accent est mis sur le groupe des Nouveaux Réalistes et son geste d’appropriation du réel, dont Arman, Yves Klein et Martial Raysse forment la composante niçoise, aux côtés de César, Christo, François Dufrêne, Raymond Hains, Mimmo Rotella, Jacques Villeglé, Niki de Saint Phalle, Daniel Spoerri, Jean Tinguely, Gérard Deschamps.

En regard a été constituée une collection d’œuvres du Pop Art Américain, mouvement ancré dans la culture populaire, détournant l’iconographie des médias mais aussi ses procédés, avec des œuvres de Robert Indiana, Roy Lichtenstein, Claes Oldenburg, Robert Rauschenberg, James Rosenquist, Andy Warhol, Tom Wesselmann. Les images lisses, colorées, propres, faciles, du Pop Art, jouxtent quelques œuvres issues de sa genèse, assemblages néo-dadaïstes de Rauschenberg en particulier.

Salle Yves Klein

Depuis l’ouverture du musée en juin 1990, a été installée une salle unique en Europe par le nombre des œuvres réunies, une vingtaine, dont six appartiennent au fonds permanent du musée. Un lit de pigment pur IKB, des Reliefs planétaires, une Eponge, plusieurs sculptures imprégnées de bleu, des Anthropométries illustrent l’Epoca blu de la fin des années 50, par laquelle Yves Klein a démontré au monde artistique et au public la valeur esthétique et spirituelle de son œuvre. Une empreinte du Mur de feu et le Triptyque de Krefeld rappellent l’exposition fameuse de janvier 1961 et les Peintures de feu. Une biographie documentée prolonge le parcours.

Salle Ecole de Nice : Dolla, Pages, Charvolen, Chacallis...

Ce mouvement français remettait en cause à la fin des années 60 les définitions classiques de la peinture en montrant la réalité de la toile sans châssis et sans cadre. Les techniques utilisées faisaient intervenir des procédés élémentaires de tamponnement, de couture, de pliage, de trempage ou d’imprégnation. Il est illustré par Marcel Alocco, André-Pierre Arnal,Vincent Bioulès, Louis Cane, Marc Devade, Daniel Dezeuze, Christian Jaccard, Bernard Pagès, Claude Viallat. La majeure partie de ces artistes poursuivent leur réflexion individuellement aujourd’hui.

Le Groupe 70 est présent avec Louis Chacallis, Max Charvolen, Vivien Isnard, Serge Maccaferri, Martin Miguel.

Salle Ecole de Nice : Rottier, Gilli, Malaval...

L’accent est mis sur le groupe des Nouveaux Réalistes et son geste d’appropriation du réel, dont Arman, Yves Klein et Martial Raysse forment la composante niçoise, aux côtés de César, Christo, François Dufrêne, Raymond Hains, Mimmo Rotella, Jacques Villeglé, Niki de Saint Phalle, Daniel Spoerri, Jean Tinguely, Gérard Deschamps.

En regard a été constituée une collection d’œuvres du Pop Art Américain, mouvement ancré dans la culture populaire, détournant l’iconographie des médias mais aussi ses procédés, avec des œuvres de Robert Indiana, Roy Lichtenstein, Claes Oldenburg, Robert Rauschenberg, James Rosenquist, Andy Warhol, Tom Wesselmann. Les images lisses, colorées, propres, faciles, du Pop Art, jouxtent quelques œuvres issues de sa genèse, assemblages néo-dadaïstes de Rauschenberg en particulier.

Salle Niki de Saint Phalle

En octobre 2001, Niki de Saint Phalle a consenti une donation exceptionnelle à la Ville de Nice : 190 œuvres dont 63 peintures et sculptures et plus de 120 sérigraphies, lithographies et gravures. Le choix des œuvres s’est fixé électivement sur la première partie de son œuvre, les Assemblages et les Tirs, sans exclure cependant Nanas et Animaux fantastiques. Après la rétrospective consacrée en 2002 à l’artiste, la seule femme du Nouveau Réalisme, une salle présente de façon pérenne une partie significative de la donation mise en regard avec un dépôt à long terme d’œuvres de Jean Tinguely. En dehors du rappel de leur connivence artistique, Niki de Saint Phalle a souhaité rendre tangible le lien affectif qui l’a si longtemps unie au sculpteur suisse.

Salle Nouveau Realisme - Pop Art : Indiana, Raysse, Cesar, Wesselmann...

L’accent est mis sur le groupe des Nouveaux Réalistes et son geste d’appropriation du réel, dont Arman, Yves Klein et Martial Raysse forment la composante niçoise, aux côtés de César, Christo, François Dufrêne, Raymond Hains, Mimmo Rotella, Jacques Villeglé, Niki de Saint Phalle, Daniel Spoerri, Jean Tinguely, Gérard Deschamps.

En regard a été constituée une collection d’œuvres du Pop Art Américain, mouvement ancré dans la culture populaire, détournant l’iconographie des médias mais aussi ses procédés, avec des œuvres de Robert Indiana, Roy Lichtenstein, Claes Oldenburg, Robert Rauschenberg, James Rosenquist, Andy Warhol, Tom Wesselmann. Les images lisses, colorées, propres, faciles, du Pop Art, jouxtent quelques œuvres issues de sa genèse, assemblages néo-dadaïstes de Rauschenberg en particulier.