La collection permanente


Les façades du musée

La Ville de Nice a choisi de mettre en oeuvre un programme de commande d'oeuvres monumentales pour les quatre façades sur cour du musée d'Art moderne et d'Art contemporain.

Ce projet d'oeuvres monumentales réalisées par quatre artistes internationaux permettra de renforcer l'identité du musée avec deux atouts : une lecture de la structure architecturale et une lecture du projet scientifique du musée axé sur le dialogue des avants-gardes franco-américaines.


Sol Lewitt


Jour


Nuit

L'artiste américain Sol LeWitt est l'un des repères majeurs dans la réalisation de fresques murales de grande dimension. Les musées les plus prestigieux ont fait appel à lui et peuvent s'enorgueillir aujourd'hui de présenter des oeuvres magistrales qui s'intègrent parfaitement à leur architecture.

Ce travail a une grande lisibilité de part ses dimensions (15 x 8 mètres) et sa situation stratégique au coeur de l'édifice.

Sol LeWitt est né en 1928 à Hartford aux Etats-Unis.
Il devient rapidement l'un des acteurs essentiels du minimalisme américain et développe un travail destiné à l'espace urbain pour être perçu par un très large public.

A partir de 1968, il entreprend la série des Wall Drawings, des dessins à même le mur , conçus pour un site spécifique.
Depuis 1978, ses dessins sont monumentaux et simplifiés, il ose les couleurs et devient plus lyrique, mais conserve les mêmes bases formelles, les mêmes structures primaires.
Sol LeWitt est né en 1928 à Hartford aux Etats-Unis et décédé en 2007 à New York.

Le musée a fait l'acquisition en 1990 d'une sculpture : Lehni 1988-1990 : cinq formes dérivées d'un cube.

Claude Viallat


Jour


Nuit

Pour la deuxième réalisation le choix s'est porté sur l'artiste Claude Viallat, étroitement lié à la dynamique artistique régionale. L'oeuvre installée sur la façade du musée s'intitule : Répétition.

Claude Viallat est né à Nîmes 1936. Il étudie à l'Ecole des Beaux-Arts de Montpellier de 1955 à 1959 puis de Paris de 1962 à 1963, où il revient en tant qu'enseignant en 1991.
Il s'installe à Nice en 1964 et enseigne à l'Ecole des Arts Décoratifs. La fréquentation d'artistes de l'Ecole de Nice et du groupe des Nouveaux Réalistes contribue alors au positionnement de son travail.
Dès 1966, il change radicalement sa manière de peindre, renonce au tableau de chevalet comme au pinceau et invente une forme qui habite dans une trame régulière toutes ses peintures. Il applique son empreinte au pochoir, de manière répétitive, à l'aide d'une plaque de mousse de polyuréthane plongée dans la peinture et appliquée directement sur la toile non apprêtée.
En 1969, Il est un des membres fondateurs de Supports/Surfaces. Parallèlement à son travail de peintre, il conçoit toutes sortes d'objets hétéroclites, constructions légères faites de bois, de cordes, de galets...
A partir de 1974 il réutilise le pinceau et le pochoir pour peindre la forme elle-même.
Au début des années 80, l'emploi de bâches militaires lui permet de réaliser des oeuvres monumentales et de prendre en compte l'architecture et l'espace (Capc Bordeaux, Centre Pompidou à Paris, Biennale de Venise, Quick à Nîmes, Plafond du Conservatoire de musique d'Annecy, Bibliothèque Nationale de France à Paris, Abattoirs à Toulouse...).


Arman

Troisième façade du Mamac, Atrium central, dominant la Place Yves Klein.


Jour

L’aménagement des façades intérieures du Mamac répond à l’intention de marquer fortement l’identité scientifique du musée dès l’abord du parvis. Par sa collection permanente et par la programmation des expositions depuis l’ouverture du musée, le Mamac montre et démontre le rapport de connivence existant entre la scène artistique américaine et ses corollaires en Europe occidentale, essentiellement du début des années 60 jusqu’au milieu des années 70. L’obligation de corriger un facteur de luminosité excessive dans les salles d’exposition s’est traduite par l’interposition de cimaises définitives qui, au plan de l’architecture, a libéré quatre surfaces disponibles sur trois étages d’élévation dans la cour intérieure du musée. Le parti-pris d’exprimer les tendances essentielles de la collection se traduit par les installations de Sol LeWitt (Wall Drawing #1004 Arcs, 2001) pour l’Abstraction américaine, de Claude Viallat pour l’Abstraction française des années 70 (Répétition 2002), et à présent par celle d’Arman, représentant le Nouveau Réalisme et l’ Ecole de Nice.

A la suggestion de Gilbert Perlein, Arman a d’emblée répondu positivement en acceptant le projet d’une accumulation monumentale des chaises bleues de la Promenade des Anglais, récemment mises au rebut. Camin dei Inglese, 2004 est composée de plusieurs centaines de sièges disposées selon le principe de l’accumulation telle qu’on peut en repérer dans ses œuvres du début des années 60, notamment dans Hommage à la cuisine française,1960, Une saison en enfer, 1961…


Arman revient à une logique récurrente dans son œuvre : l’accumulation d’objets, l’objet identitaire dans un aspect sériel, et la mémoire d’un geste d’artiste de renommée internationale, l’exposition du « Plein » en 1960 à la Galerie Iris Clert à Paris. Les objets choisis ne sont pas anodins et participent de l’identité niçoise. Ce sont les chaises bleues de la Promenade des Anglais, si souvent prises comme emblème de la Baie des Anges et de la qualité de vie de la cité. L’inauguration de l’installation a lieu en même temps que l’ouverture d’ « Intra-muros ».

Par sa collection permanente et par la programmation des expositions depuis l’ouverture du musée, le Mamac montre et démontre le rapport de connivence existant entre la scène artistique américaine et ses corollaires en Europe occidentale, essentiellement du début des années 60 jusqu’au milieu des années 70. L’obligation de corriger un facteur de luminosité excessive dans les salles d’exposition s’est traduite par l’interposition de cimaises définitives qui, au plan de l’architecture, a libéré quatre surfaces disponibles sur trois étages d’élévation dans la cour intérieure du musée. Le parti-pris d’exprimer les tendances essentielles de la collection se traduit par les installations de Sol LeWitt Wall Drawing #1004 Arcs, 2001 pour l’Abstraction américaine, de Claude Viallat pour l’Abstraction française des années 70 Répétition, 2002, et d’Arman, représentant le Nouveau Réalisme et l’ Ecole de Nice. avec une accumulation monumentale des chaises bleues de la Promenade des Anglais : Camin dei Inglese, 2004.


Alain Jacquet

Quatrième façade du Mamac, Atrium central, dominant la Place Yves Klein.


Jour

Alain JACQUET, Le déjeuner sur l'herbe (détail) 1964-2005, Vinyle transparent imprimé, 14,40 x 10,20 m

Pour la quatrième façade, à la suggestion du Mamac, Alain Jacquet a proposé un agrandissement d’un détail du Déjeuner sur l’herbe. Pour Paris et New York, il a tenté le projet d’une réalisation monumentale à partir du tableau qu’il ne cesse de revisiter. Dans la version du musée, d’une hauteur de 14,40 mètres, la trame bleue, rouge et jaune se dilate et multiplie par quinze le point du tableau original, amenant la proposition à la limite de l’abstraction.


retour