La collection permanente

Donation de Niki de Saint Phalle

Signée le jeudi 11 octobre 2001 à 17h

-Liste des oeuvres en donation

-Regards sur quelques oeuvres de la donation

-Fontaine Le Monstre du Loch Ness

Niki de Saint Phalle, Le Monstre du Loch Ness, 1993

Cette sculpture monumentale réalisée pour l’extérieur est installée de façon permanente sur le parvis du Musée d’Art moderne et d’Art contemporain ; ce parvis a lui-même été inauguré sous le nom d’Esplanade Niki de Saint Phalle, à l’occasion de la donation de 190 œuvres consentie par l’artiste à la Ville de Nice en octobre 2001, pour son musée d’Art moderne et d’Art contemporain.

Depuis, le Mamac rend régulièrement hommage à l’artiste, réalisant en 2002 une grande exposition rétrospective autour de la donation, lui réservant une salle permanente “Niki de Saint Phalle” au second étage du musée et en contribuant par ailleurs à de nombreuses expositions ; la donation a déjà été exposée dans divers pays européens, en Europe de l’Est (Hongrie et Pologne), à Nuremberg en Allemagne, à Amersfoort en Hollande ; une exposition itinérante en Asie est actuellement en projet pour 2006.

Le Monstre du Loch Ness fait partie d’une série d’œuvres intitulée “ Les Animaux Blessés ”, série à laquelle appartiennent aussi les panneaux de céramique Positive et Negative Dragon et Rhinocéros, collection permanente du musée, donation de l’artiste.

A l’origine, Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely avaient équipé le dragon d’un circuit hydraulique interne intégrant un percolateur qui lui permettait de cracher de la vapeur d’eau.

La restitution de la vocation de “fontaine” de cette oeuvre faisait partie des intentions de Niki de Saint Phalle, c’est pourquoi après la disparition de l’artiste en mars 2002, la Ville de Nice en a autorisé la réalisation, à la demande du Mamac et en accord avec la Niki Charitable Art Foundation, garante du droit moral de Niki.

La nécessité d’une restauration de l’oeuvre

La constitution de l’oeuvre fait intervenir une structure de polyester sur laquelle sont sertis des fragments de miroir et de céramique maintenus par des joints de silicone.

Dès le dépôt de l’œuvre au Mamac, en 1999, il a été observé que le public avait tendance à prendre la sculpture pour un terrain de jeu, à monter sur les pattes ou le dos de l’animal. Plusieurs miroirs ont été ainsi endommagés, occasionnant même des coupures sur les mains des personnes qui le touchaient avec insistance. Pour des raison de sécurité, il s’était donc avéré nécessaire de poser la sculpture sur un socle et de l’entourer d’une barrière. D’autre part, les pattes du Monstre, posées à même le sol, avaient souffert de ce contact : les fragments de miroirs localisés sur les pattes s’étaient humidifiés par capillarité, le tain des miroirs avait disparu en bien des endroits, de la mousse végétale était apparue dans les interstices des joints de silicone ; il fallait envisager un remplacement de ces fragments. Une phase importante de restauration de l’œuvre a été mise en place en 2005.

La réalisation du bassin

Plusieurs discussions avec l’artiste ont conduit à un projet auquel Niki de Saint Phalle adhérait totalement et qui concilie deux objectifs :

-protéger l’œuvre par une tenue à distance du public

-restituer le projet originel de l’artiste : placer le Monstre du Loch Ness sur un îlot et dans un bassin d’eau ; ce projet a été retenu.

Pour le mener à bien, Niki de Saint Phalle nous avait demandé de travailler avec ses propres assistants à qui nous avons alors demandé un projet de réalisation de cette installation.

Le dispositif d’alimentation en eau réutilise le conduit interne du Dragon installé à l’origine mais cette fois le Monstre du Loch Ness crache de l’eau et non pas de la vapeur d’eau comme prévu à l’origine.

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