Architecture

Les architectes Yves Bayard et Henri Vidal ont fait une proposition originale d'une sorte d'arc tétrapode à cheval, d'une part sur le cours du Paillon, d'autre part sur l'axe de l'ancienne nationale 7 reliant le quartier du port et la vieille ville aux quartiers qui se sont développés aux XIXème et au XXème siècles.
L'architecture du musée avait à concilier deux éléments constituants du tissu urbain niçois : la planification urbanistique sarde et l'utopie exotique de la Belle Epoque.

Une monumentalité inspirée par les principes du Classicisme (plan carré, arcature) répond à l'ordonnance de la place Garibaldi.
Un jeu optique lie les tonalités ocre rouge du soubassement aux surfaces lisses en marbre de Carrare des tours sur lesquelles se découpent les oliviers, transposant au coeur de la cité les registres d'ordre et de paix de la nature méditerranéenne.
La couverture du Paillon donne une opportunité rare de disposer de terrains en centre ville et permet le développement ample d'un dispositif baptisé "Promenade des Arts" constitué d'un musée et d'un théâtre.

Cette implantation cruciale au coeur de la ville imposait un développement en hauteur réalisé par quatre tours carrées sur une base de 20 mètres de côté pour une élévation de 30 mètres.
De l'extérieur, elles sont aveugles mais reliées par des passerelles vitrées. La distribution des espaces d'exposition se fait sur trois niveaux, plus un niveau de terrasses accessibles au public. Le premier niveau abrite les expositions temporaires, les 2ème et 3ème niveaux sont réservés aux collections. La surface disponible est d'environ 4 000 m2 sur trois niveaux totalisant 9 salles d'exposition. Le recours à des cimaises mobiles permet de cloisonner partiellement les espaces pour obtenir les mètres linéaires nécessaires à certaines expositions.

Les terrasses sont traitées comme des belvédères d'où la vue embrasse largement la ville. Sur l'une d'entre elles, est présenté Le Mur de Feu d'Yves Klein, réalisé avec le concours de la Direction des Musées de France ; c'est une édition de l'un des projets développés par l'artiste pour l'exposition de Krefeld en 1961.
L'entrée principale et la boutique du musée se trouvent au niveau du parvis qui abrite également l'auditorium et la galerie du musée.

Cette galerie d'environ 250 m2, fonctionne avec une programmation légèrement décalée, en registre et en durée, par rapport aux expositions temporaires du 1er étage.
Le parvis reliant le musée au théâtre d'un part et au Palais des Congrès d'autre part, permet l'implantation de sculptures monumentales : Alexander Calder, Mark Di Suvero, Barry Flanagan, Bernar Venet, Sandro Chia, Keith Haring s'y sont succédés.

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